Editoriaux

L'homme a son avenir entre les mains,
il y pense, il s'interroge et s'organise...

 

Notre chaine You tube, associée à ce site, présente les vidéos de nos adhérents et de nos interlocuteurs

« Ne connaitre, ne vouloir connaitre qu’une seule culture, la sienne,
c’est se condamner à vivre sous un éteignoir.»
Paul Veyne, Palmyre, l’irremplaçable trésor / Albin Michel

Le 19 juillet 2017 

Transition énergétique
Comment atteindre les objectifs de la loi ?

Les «8èmes rencontres pour les énergies renouvelables» ont réuni plus de 250 participants, ce mercredi 12 juillet, à la Maison de la Chimie, rue Saint Dominique à Paris.

Dès le début, Benjamin Fremaux, auteur du rapport de l’Institut Montaigne « Energie : priorité au climat » déclinait les enjeux ouverts aux débats d’un panel d’intervenants impressionnant de qualité.

Aussi, est-il impossible de restituer la richesse des réflexions et des arguments déployés !
Tout au plus, essayons de relayer quelques idées ou tendances qui, une fois encore, confortent Esperanza21 dans son diagnostic et sa vision…

Evidemment, nous vous tiendrons informés d’actes ou de verbatim qui seraient édités par les organisateurs. https://twitter.com/hashtag/RencontresEnR

En revanche, écouter Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, en audience auprès du Sénat le même jour, donnera le sens de transitions déjà en cours et dont le développement est urgemment souhaité.
 

François-Michel Lambert, député des Bouches du Rhône, insiste sur le caractère systémique d’une situation complexe, aux objectifs multiples qui requièrent des solutions complexes, cohérentes et coordonnées.
Outre la question des énergies et du climat, il cite les problématiques des mobilités, de la biodiversité, des pollutions, des déchets… Chacune porte sa propre dynamique, mais aucune ne trouvera de réponse satisfaisante sans qu’elle soit en accord avec les options choisies pour les autres.

C’est donc une question de gouvernance à divers niveaux, celui de l’Etat et celui des territoires, ceux de l’Europe aussi, voire de la planète.

Cette ambition, qui appelle des mesures techniques, nécessite un changement de méthodes.

Elle demande une planification des choix transparente,
> sur des temps courts et avec une vision à plus longs termes;
> sur des territoires cohérents coordonnés avec des niveaux plus larges...
De plus, un contrôle démocratique des enjeux financiers doit pouvoir s'exercer.

"Tout mensonge, même par omission, serait un crime contre la transition !" annonce Jean-François Carenco, président de la Commission de régulation de l'énergie (CER)

Des expérimentations sincères sont revendiquées, c'est-à-dire avec des évaluations rigoureuses aboutissant à des décisions collectives.

Ainsi plusieurs objectifs sont formulés :

  • Un mixte énergétique vers des énergies décarbonées et renouvelables, soit la fin des exploitations du charbon, du pétrole et du nucléaire
  • Une indispensable économie d’énergie avec une efficacité accrue dans les usages de la chaleur
  • Un recours raisonnable à l’électricité. Le gaz, peu producteur de CO2, offrant une solution au moins transitoire avant de devenir une énergie renouvelable à partir de la biomasse
  • La mobilisation d’importants financements qui peuvent recevoir des contributions participatives citoyennes.
  • L’importance des réseaux de distribution, de partage, de complémentarités, de communication, de réflexion… donc de l’intelligence collective.
  • Le besoin de simplification administrative pour des mises en œuvre plus efficientes mais qui accordent toute leur place aux dialogues et aux décisions démocratiques.
  • La nécessité de compatibilité, de cohérence, si possible de convergences dans les divers projets, selon leurs espaces et leurs temps de réalisation.

            " Des objectifs à atteindre collectivement, sans gagnant ni perdant."

Ces transitions ne pourront être réussies que si elles sont acceptées, mais également avec une participation active des citoyens, donc grâce à une information claire et partagée ce qui implique un changement culturel d’importance.

Il ne s’agit rien moins qu’une ‘’révolution industrielle’’, organisée par une stratégie planifiée, y compris dans la mutation inévitable de nombreux emplois.

Nous ne reprendrons pas ici la liste des nombreux obstacles à des transitions devenues indispensables car vitales.

Retenons que « il n’y aura pas de transformation sans la participation des citoyens ».

D’où l’impérieuse question de l’éducation (nationale) dont, à cet horizon, les objectifs de formation scientifique et de formation technique semblent aujourd’hui réduits à portion bien congrue !
Développer des apprentissages de méthode et une réflexion systémique, des démarches de découverte et de recherche, correspond à merveille aux motivations, intérêts et aptitudes des jeunes. Ce n’est pas un enseignement académique qui en sera le levier…

Une transition dans les méthodes pédagogiques est nécessaire pour porter et faire aboutir les transitions technologiques, culturelles et sociétales d’un nouveau rapport à nos environnements proches et à notre biosphère.

Nourrissons l’espoir d’un tel renouvellement !

 

Sont déjà entrés en scène :

10 mai 2017  " Bonne santé, pas si simple !"
5 mars 2017 : « Santé dévoyée ! »
24 février  « Faire humanité ensemble »
22 janvier « L’Homme n’est jamais aussi « efficace » que dos au mur » 
6 janvier  Impressions de Madagascar !

 

************ 2016 !
12 novembre  De l’indécision à l’action, les pas deviennent de plus en plus difficiles ! 
13 septembre Canicule ! Chaud devant… 
10 septembre  Difficile d’échapper à la rentrée ! 
18 juillet  Argumentation & éducation scientifique 
20 juin  Argumentation & citoyenneté 
3 juin Catastrophe "naturelle" ? 
10 avril Transition, transitions…Tous ensemble, soyons les jardiniers de l’avenir ! 
27 mars  Croire ? Savoir ? ou croire savoir ? Du doute à la tolérance… 
8 mars Questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale 
2 mars  Total l’a rêvé, la loi le ferait ?  
19 février Le temps est venu de changer… 
25 février Esperanza21 sème une première "Graine d'espoir" 
22 Février Nos amis les microorganismes, grands oubliés de la biodiversité ! 
29 janvier Conférence-débat à Montmélian (Savoie)
13 janvier Sur les épaules de Darwin : La sculpture du vivant

************ 2015 ! 
16 décembre  Un accord à Paris 2015 ?  Oui, mais comment ? 
13 décembre  Un consensus vers des développements responsables ? 
5 décembre Eduquer, est-ce politique ?
1er décembre Second jour de la COP 21  
4 décembre La faute au changement climatique ? 
29 novembre  Nous marchons pour l’avenir… et pour notre santé 
21 novembre Esperanza21 va vers ses 6 mois !
16 novembre Esperanza21 est en deuil !
12 novembre Pourquoi le message de l'urgence climatique a tant de mal à passer ?
8 novembre  La COP21, négociation politique, sera-t-elle scientifique ? 
1er novembre ’’Le livre blanc de la jeunesse" Les enfants ont la parole 
10 novembre Esperanza21 est-elle vieille comme le monde ?
28 octobre Bonjour, heureux de vous rencontrer !

 

Le 10 mai 2017

« Bonne santé », pas si simple !

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, depuis plus de 50 ans, que la santé ne pouvait se réduire à l'absence de maladie.
Progressivement, elle décrit la santé comme un complet état de bien-être physique, psychologique et social.

Puis, elle introduit l'idée qu'il ne s'agit pas d'un état figé, mais d'un équilibre dynamique entre ces différentes composantes, auxquelles elle ajoute les facteurs environnementaux.
Plus récemment, elle précise le rôle essentiel de la décision politique, notamment en ce qui concerne les pratiques de gestion, résorption, contrôle et prévention des facteurs susceptibles d'agir sur la santé.

L'évolution des définitions de l'OMS semblent faire consensus.
Elles sont citées par le Plan national Santé Environnement (PNSE) et aussi tout récemment lors du dernier débat citoyen (le 3 mai) au Ministère de l'Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) qui a traité de ‘’ Environnement et santé’’, en posant la question de la survie de notre espèce.

Pourtant le questionnaire joint au projet du PNSE3 (2015-2019), tout comme les interventions lors du débat citoyen continuent d'aborder la santé par le biais de la maladie, des progrès quant aux soins et à la connaissance de leurs causes. Ces informations et précisions sont bien sûr d'un grand intérêt.

Le 3 mai, Esperanza21 a interpelé les intervenants en faisant remarquer que la santé était, encore une fois, abordée par la maladie ! Il a été répondu avec humour que c'était sans doute parce qu'il était plus facile d’utiliser des indicateurs comme la durée moyenne de vie, ou l'augmentation de la taille adulte, que de mesurer le bonheur !

Hormis le clin d'œil, il est vrai que l'augmentation conjuguée de la durée de vie et celle de la taille d'Homo sapiens adulte, prises comme repère d'un équilibre de vie positif pour notre espèce, constatée pendant 30 ans, est en train de passer par un palier.
On observe même, dans certains pays, des signes d’inversion. En Égypte, par exemple, on constate une diminution de la taille des jeunes adultes. S’il est trop tôt pour conclure quant à la durée de vie, nous pouvons quand même faire l’hypothèse d’une corrélation avec un bonheur bien précaire dans ces régions du monde.

Mais, de la santé au bonheur, il y a un grand pas… malgré l’adage populaire !

Revenons donc aux critères qui pourraient mesurer notre santé et celle de la biosphère.
Le bien être : si mesurer la subjectivité est hasardeux, en établir une cote, du moins une tendance est réalisable !
La santé physique : les critères ne manquent pas…
La santé psychologique : moins difficile que le ‘‘bien être’’
La santé sociale : les critères ne manquent pas…
La vitalité culturelle : les critères ne manquent pas, non plus…
Quant à la biosphère, les critères sont nombreux, là encore !!!

Conclusion : établir un indice de santé de la biosphère, d’une collectivité, d’individus…
C’est possible, mais c’est politique ! Hautement politique…

Tandis  que le trop fameux PIB renseigne surtout sur la capacité des Etats, et des riches, à accumuler encore plus !!! Un pas est entrepris avec l’Indice de Développement Humain (IDH), un pas important pour l’humanité…

En attendant ceux du bonheur, espérons de bons indicateurs de santé, pour notre biosphère et pour nous-mêmes…,

Esperanza21 vous souhaite « bonne santé », en toute simplicité !

 

Le 5 mars 2017 :   « Santé dévoyée ! »

 « Bonne Année, Bonne Santé » Nous le souhaitons à nos proches et amis chers.
En formulant ce vœu bienveillant pensons-nous à la même chose que les professionnels de « santé » ?

Deux conférences de la dernière semaine de février, ont mis en éveil la saine curiosité d'Esperanza21 :
        à l’AFP : Santé urbaine : nouveau défi des villes
        à l’UMPC de Jussieu : Pleine lumière sur la santé ! (R)évolutions de l’écosystème santé (Cycle ‘’Sciences à Cœur’’)

Enfin, croyait-elle, la santé allait être vue dans sa dimension humaine et environnementale.
Urbaine dans le premier cas, elle concerne plus de la moitié de l’humanité.
Le second titre était encore plus prometteur : « (R)évolutions de l'écosystème santé » !

Même si Esperanza21 reconnaît ne pas avoir perdu son temps et avoir appris sur des objectifs louables de lutte contre les maladies et d’accès aux soins, elle mesure avec déception le pas énorme qui reste à franchir pour que le mot Santé prenne enfin son sens global et complet, comme l'Organisation Mondiale de la Santé l'a progressivement construit depuis le tournant des années 1970. L'OMS a d’abord proclamé : « la Santé, ce n'est pas seulement l'absence de maladie », puis  « la santé est un état d’équilibre du bien-être physique, mental et social »
Quarante quatre ans plus tard, à propos de santé, il est trop souvent parlé seulement de maladies et de thérapies.

Or, la définition de la Santé a continué à considérablement évoluer. Equilibre dynamique entre des facteurs individuels et collectifs, biologiques et psychiques, la santé, on ne l'a pas, on la construit ou la restaure au quotidien.
Ce n'est pas le domaine réservé de quelques catégories de  professionnels (dits de santé) et de produits (de santé), de traitements chimiques, physiques, etc.

Pour Esperanza21, la santé est l’objectif premier, l’objectif vital !
C’est la clé de voute de tout développement humain. C'est un projet de société, c’est  donc être un projet politique majeur.
Alimentation suffisante et équilibrée, qualité de l’air et de l’eau, qualités des écosystèmes et biodiversités, habitats dignes… en sont des facteurs déterminants, mais insuffisants. Non moins importants sont
Convivialité,  fraternité, solidarité, accès aux aménités, mobilités pratiques…
Droits à la paix, à l’information, à l’éducation, à la diversité des cultures…
Tout participe, contribue et mobilise en faveur de notre santé, pour la santé de nos environnements écologiques et humains !

La mauvaise santé est trop souvent la conséquence du monde dans lequel nous vivons. Avec des degrés divers selon les classes sociales et à l'échelle de la planète.

La réalité est sombre : guerres, appropriations, injustices, inégalités, violences, addictions, prédations… Santé dévoyée, bafouée, rudoyée, maltraitée, violentée…
Pouvons-nous encore espérer une humanité apaisée, solidaire, équitable ?
Une organisation sociétale où nos forces et nos valeurs seraient orientées vers la meilleure santé de tous ?
Des sciences et des technologies dont le plein aboutissement serait la santé ?

Commençons par employer les bons mots : soins et accès aux soins, thérapeutiques ont bien pour objectif un retour à la santé. Mais, il nous faut sortir de la ‘’consommation de santé’’ et du commerce. La santé ne s'achète pas surtout que les vendeurs de « produits de santé » vendent en parallèle des produits nuisibles à notre santé.
Business, business… détruire pour reconstruire, ça peut rapporter gros!

L’objectif de « santé pour tous » implique de remettre en question nos modes d’organisation sociétale. A commencer par l’économie dominante qui vise à gagner toujours plus… pour quelques uns ! Performances, compétitivité…

Une réelle politique de la santé irait bien au delà de quelques messages en faveur de la nutrition, vertueux certes, mais bien souvent proches du slogan !

« Ce que je fais sert (ou au contraire altère) la santé d’autrui ou celle de nos environnements ? »
La réponse à cette question devrait être la clé d'assemblage, la colonne vertébrale de nos choix d'actions, de dynamiques…
Une véritable  politique publique de promotion de la santé s’appuierait  sur la volonté de choisir ou protéger les facteurs environnementaux, sociaux et sociétaux, et de retenir les stratégies économiques compatibles.

 Voilà une évolution qui pourrait bien s’avérer une vraie révolution !  
 

Le 24 février 2017 : « Faire humanité ensemble »

C’est l’objectif consensuel formulé le 16 février, lors du « Forum pour un engagement culturel, citoyen et solidaire » , organisé par l’UFISC et le CAC au Sénat.

La réflexion, placée sur le registre des droits humains fondamentaux, faisait suite à une année de travail au travers de quatre ateliers : LE CADRE ETHIQUE DE NOTRE ENGAGEMENT / ACTION CITOYENNE ET COMMUNS / TRAVAIL ET SOLIDARITES / COOPERATION ET COCONSTRUCTION.

Il a été souligné que nombre d’associations adhérentes au CAC et à l’UFISC, agissent vers et avec des personnes qui ont, pour certaines, besoin de trouver ou retrouver leur dignité. Dignité qui est condition sine qua non, pour elles, afin de se reconsidérer en tant que citoyens, de reconnaître leur pouvoir personnel et partagé, et ainsi agir en société.

Comment assurer une dignité personnelle, culturelle afin de réendosser son pouvoir de citoyen ? En effet, tout citoyen est politique, il n’a que délégué son ‘’pouvoir’’ aux élus de la République. Mais qu’en ont-ils fait ?

Interrogeant les défaillances de notre société, dans ses fondements, ses objectifs et ses fonctionnements, quelques principes préalables pour un modèle économique et social plus équitable et solidaire ont été posés.

La nécessité de vivre sa propre liberté tout en accordant aux autres leur liberté d’être libre. « Etre ainsi architecte de la liberté des Autres… »
Un principe de vigilance éthique fondamental qui invite à interroger toutes nos actions sous cet angle : « Ce que je fais sert et respecte, ou non, les autres ? ».
Auquel Esperanza21 ajoute volontiers : « Ce que je fais respecte et valorise, ou non, la biosphère ? »

On ne peut penser les droits culturels, indivisibles, interdépendants et universels, sans les droits sociaux et économiques.
Comment les sociétés font-elles économie ?
Comment sont réparties, redistribuées les richesses crées par le travail ?
Souhaiter une économie (plus) solidaire oblige à interroger le politique.

Sortir d’un ‘’secteur culturel’’, ‘’d’objets culturels’’, évalués de manière marchande vers des valeurs socialement partagées ouvre un nouveau projet politique. Faire que les besoins personnels, ceux qui sont communs, s’inscrivent dans un projet collectif.

La protection des services publics, les démarches et l’économie solidaires, ainsi que la valorisation de nos environnements humains et écologiques sont une nécessité première.

Assurément, nous ne pouvons traduire la diversité et la richesse des réflexions de ce forum, mais elles seront synthétisées prochainement sur le site Cultures & solidarités.

Il est inttéressant de noter que la dernière prise  de parole a regretté l’absence de ‘’l’environnement’’ au cours du débat. Pourtant, toute la journée a été dédiée à discuter des tenants et aboutissants de nos environnements humains, sociaux et sociétaux ! Probablement la remarque  faisait-elle référence aux enjeux écologiques…

Tandis qu’à la conférence "Migration et biodiversité, une histoire ancienne?" organisée la même soirée au MEEM (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Jeudi-16-fevrier-2017-Migration...), la réflexion finale interrogeait, elle aussi : « Quel modèle social et économique permettra de préserver et de valoriser la biodiversité ? »

Ces double regards montrent que nos places dans les sociétés humaines comme dans la biosphère, nos environnements humains et écologiques, sont de plus en plus pensés et reconnus dans leurs relations intimement associées, intimement entrelacées.

« Faire humanité ensemble » c’est à la fois accorder les plus grandes attention, reconnaissance et tolérance aux Autres et à soi-même, à nos cultures et, simultanément, agir pour que nos écosystèmes gardent leurs valeurs vitales et évolutives.

 

Le 22 janvier 2017

Cet article a retenu toute l’attention d’Esperanza21 qui vous le propose en édito.

… « L’Homme n’est jamais aussi « efficace » que dos au mur."
C’est moins une question de sagesse que de survie ! Nous sommes « programmés », voire « condamnés » à surmonter les épreuves. Notre dénuement absolu, l’impossibilité à demeurer à l’état de nature, sauf à disparaître, a fait des Hommes des machines de guerre. Et c’est là sans doute aujourd’hui notre force mais aussi notre principal défi. Il nous faut désormais nous réinventer. Ce sera sans doute l’étape la plus difficile, puisqu’elle consiste à sortir de notre toute puissance, à renoncer au mythe des technosciences qui travaillent à notre salut, pour envisager d’autres voies. Le tout, pour rendre notre empreinte sur terre plus légère, et, retour à la première question, s’inscrire à nouveau dans le temps long.

Les signes de ces changements sont déjà là et dans tous les domaines. L’aspiration à être mieux gouverné, par exemple, peut conduire dans un premier temps à faire triompher les populismes, qui proposent de mauvaises réponses aux vrais problèmes et s’adressent à nos peurs (le déclassement, le remplacement…). Elle peut aussi réinventer le lien entre citoyens et responsables politiques autour d’un nouveau pacte et de nouvelles pratiques : consultations régulières, participation citoyenne directe, ouverture de la classe politique à la société civile (etc.) en vue de son renouvellement, pour plus de légitimité…

Deuxième exemple, la révolution numérique. Impactant l’ensemble des secteurs de la vie des Hommes, elle balaye tout sur son passage. Elle fascine autant qu’elle inquiète. Mais c’est aussi une formidable opportunité. Elle a déjà contribué en moins de vingt ans à désenclaver l’Afrique. Elle lui a permis, tout autant que les politiques d’aide publique, d’être un acteur de plein exercice de son développement dans le contexte de la mondialisation. Pour nos économies, cette révolution, à la condition d’en clarifier les règles du jeu, peut être également un facteur de progrès majeur. La connaissance, via la recherche, mais aussi les échanges, occupe désormais une place centrale. Elle conditionne le succès ou le déclin des Nations. Et pour la France, terre d’ingénieurs et de grandes découvertes, c’est une bonne nouvelle !

Enfin, et ce n’est pas des moindres, l’environnement. Là aussi, le changement de paradigme est en cours. Nous avons toujours le pire : des mégalopoles asphyxiées, des terres arables rongées par l’avancée du désert, des conflits pour accéder à l’eau, la disparition d’espèces vitales à nos écosystèmes, la déforestation massive…Mais nous avons aussi désormais le meilleur : une prise de conscience collective et un foisonnement d’initiatives, qui nous invitent à revisiter nos modes de vie. Cette prise de conscience s’est traduite par deux résultats auxquels on ne croyait plus : un accord historique entre les deux principaux pollueurs de la planète, la Chine et les États-Unis, pour limiter leurs émissions de carbone ; la relance lors de la COP 21 à Paris d’un processus qui vise à enrayer les tendances actuelles en fixant un seuil de réchauffement à ne pas dépasser. Un fait pour illustrer le caractère réversible du chaos des hommes : la mer d’Aral, illustration absolue du désastre écologique, contre toute attente, après avoir perdu 75% de sa surface, est de nouveau en train de se reconstituer. Grâce à la volonté des hommes. »

 L’homme au défi des crises – Didier Le Bret : Lettre de l’IRIS N°618 - 19 janvier 2017
Voir l’article complet :
http://www.iris-france.org/87075-lhomme-au-defi-des-crises-3-questions-a...

Diplomate, Didier Le Bret répond aux questions de Pascal Boniface, à l’occasion de la parution de son ouvrage : « L’homme au défi des crises : pourquoi le pire n’est jamais certain », aux éditions Robert Laffont.

 

Le 6 janvier 2017 : Impressions de Madagascar ! 

Madagascar, la grande île rouge,
Madagascar, terre de sourires, de couleurs, de fleurs et de fruits…
Terre de fierté, à juste titre… Terre de promesses… Terre d’avenir…

Evidemment, comment ne pas noter l’état déplorable des routes, les déforestations meurtrières, l’insupportable écart entre pauvreté et opulence, une électrification encore partielle, une scolarisation et un système de soins insuffisants…

En revanche, partout tant d’activités, tant de commerces, tant d’artisanats… Partout une importante activité agricole nourricière… Partout, ou presque, l’impression de formidables potentialités qui réchauffent le cœur !

Nombre de Malgaches témoignent de la dégradation de leurs situations.
Mais, n’est-ce pas un refrain universel ? N’est-ce pas le même mal qui sévit ici et ailleurs ?
Celui de disparités insupportables, d’égocentrismes coupables, d’exploitations injustes, de responsabilités détournées, de pillages mafieux…

Madagascar vit un nouveau tournant de son histoire.
Sa démocratie croissante, sa population jeune invitent, incitent à de nouvelles voies économiques. Développer les services à la population, développer des industries, résoudre la question des énergies…
Mais surtout, surtout, ne pas condamner les productions vivrières ! Au contraire, augmenter encore leurs rendements pour plus de riz, de céréales, de légumes, de tubercules, de fruits, de viande, de poissons… et en tirer un meilleur parti.

C’est une chance pour la Grande île.
Quelle ne soit pas sacrifiée sur l’autel d’un développement copié sur les pays dits « riches » !
Nous savons (hélas pas assez) les ravages de l’industrialisation de nos agricultures ! Nous prenons conscience, aujourd’hui, de la nécessité vitale de changer nos énergies, de réhabiliter nos systèmes naturels… Et, par conséquent, de modifier notre modèle économique si destructeur et trop générateur d’inégalités, d’injustices, de souffrances...

Oui, Madagascar est porteuse d’un immense espoir !
Formulons le vœu que notre Général Président avait tord en prédisant que le futur de l’île rouge resterait en friches ! Assurément Madagascar est un pays d’avenir.

Nous avons été témoins des effets positifs d’organisations communautaires locales pour valoriser ici un territoire, ailleurs des savoir-faire, souvent des patrimoines…

Le dynamisme, la créativité, la convivialité et la jeunesse des Malgaches,  la fertilité des sols, la générosité du climat (malgré ses colères saisonnières !) sont autant d’atouts qui invitent à découvrir, à habiter, à vivre sur l’île rouge. A partager les sourires de l’espoir… L’antithèse de Mars, la planète rouge porteuse d’un rêve désespéré et élitiste !!!

Merci pour les heures merveilleuses que nous avons dégustées tout au long de notre parcours. Merci pour les convivialités humaines et amicales.

Souhaitons bons choix, bons vents et bonne route à Madagascar et ses enfants ! smiley

 

Le 12 novembre 2016

De l’indécision à l’action, les pas en avant deviennent de plus en plus difficiles !

Le rendez-vous international du climat, la COP 22, se déroule à Marrakech sous le signe de l'action, de la décision à l’action… Vaste programme !

L'accord de Paris (COP 21) est maintenant ratifié par un nombre suffisant de pays. Mais, combien d'entre eux s'engagent vraiment à la hauteur des enjeux ? En l'état, leurs promesses conduisent à un réchauffement moyen de + 3°C. Soit à un bouleversement climatique suicidaire dans nombre de régions du monde.

Chaque jour naissent 10 000 enfants. Malgré une transition démographique à l'œuvre depuis plus d'un demi-siècle, mais qui reste encore à améliorer, la démographie actuelle peut également être un facteur de déstabilisation.
D’autant que les nouvelles générations sont tentées, elles aussi, par plus de consommation.

Le réchauffement climatique, ce n’est pas « demain » ! En 2016, mois après mois, les records de température ont été battus… Triste constat pour la grande majorité de l’humanité ! Le phénomène a commencé il y a 200 ans, avec l’industrie chimique et thermo-énergétique. Les ‘’records’’ d'élévation de température seront encore dépassés puisque les activités humaines continuent à rejeter bien de trop de gaz à effet de serre et de pollutions ! Dramatique !

Pire encore, à l’Est de la Méditerranée, sur les rives de l'Euphrate, berceau d'une belle civilisation, les hommes s'entretuent pour quelques ressources devenues trop rares… et au nom de religions pourtant cousines.

Aux USA, tout a été permis pour prendre d'assaut la présidence de la première puissance militaire du monde, qui montre les signes d'une décadence aux sinistres présages. Les interrogations sur le programme, enfin relayées par la presse au lendemain de l’élection du nouveau président, dureront-elles au delà de la semaine médiatique ?

Quant à l´Europe, elle s'étiole, s'effrite, se divise… incapable d'un projet qui éclaire l'avenir. Notre avenir.

En France, les médias fourbissent les rings de joutes, d'affrontements qui laisseront dans l'ombre des programmes politiciens dont on connaît déjà l'indigence politique vis-à-vis du futur…

Pourtant, partout, des citoyens réfléchissent, se mobilisent, se réunissent... espèrent !
Ils espèrent  plus de convivialité et plus de partage, plus de respect et d’équité. Ils espèrent la paix et l'accomplissement de leurs droits. Des droits difficilement négociés, parfois reconnus… par la loi.

 

Comment s'organiser mieux ?

Nous faut-il aller jusqu'au bord du gouffre pour que les gouvernements prennent enfin les décisions, certes difficiles, mais reconnues nécessaires par toute une partie de la population ?  Quelle mauvaise stratégie d'adaptation !

Le Vivant a pu évoluer, s'adapter aux changements antérieurs, grâce à de nombreux essais, soumis à la sélection naturelle. Processus qui a fait ses preuves à l'échelle d'un temps long.

Mais il n'en est pas de même cette fois-ci: il nous faut changer notre mode de vie sans plus tarder...

Alors que la montée se fait de plus en plus raide, il nous faut aller de plus en plus vite ! 
Il est temps, encore, pour arriver au col ! Et de là, percevoir un horizon plus serein … un espace où il fait bon partager ses provisions, dans la beauté et la poésie des lieux... Sans oublier de se remettre en marche avec ses quelques déchets... recyclables ou non!

Esperanza 21 a semé sa dernière ‘’Graine d'espoir’’ il y a trois mois maintenant…
Elle regrette ce silence, mais elle s'offre une pause pour respirer un peu jusqu'à la fin de l'année.

Reviendra-t-elle, en 2017, avec de nouvelles énergies ? Nous le souhaitons.
Car Esperanza21 reste décidée à contribuer aux bonnes décisions, celles qui font appel à la connaissance et la réflexion, à la convivialité et la responsabilité 
!

 

Le 13 septembre 2016

 

Canicule ! Chaud devant…

Vague de chaleur, canicule ?
Ce n'est pas tant les définitions qui nous motivent, mais bien cette sorte d'exercice d'entrainement à une situation future que nous semblons accepter sans véritable crainte.
A propos de réchauffement climatique, on nous incite à juguler la montée des températures à + 1,5°C. Et pourtant, elles montent !

L’Accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après la ratification officielle du texte par au moins 55 pays représentant au moins 55 % des émissions mondiales. Mi septembre, seulement 26 Etats, représentant 39 % des émissions mondiales, l’ont ratifié avec notamment la Chine et les Etats-Unis.
A l’occasion de sa conférence de rentrée, Ségolène Royal, présidente de la COP21, a souligné que le 1er enjeu pour le climat était l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Elle a bon espoir de le voir ratifié avant la fin de l’année.

Pourtant, mois après mois, les climatologues annoncent les records de températures battus, à la hausse !

Ces dernières semaines d'été 2016, en France, nous avons connu de fortes chaleurs, au dessus de 35° et dans certaines régions dépassant les 40°C.

La mémoire des morts de la canicule de 2003, (environ 15 000 en France et 70 000 en Europe, mais combien y en a-t-il, chaque année, dans le monde ?) est encore bien présente et nous en avons gardé quelques recommandations-réflexes qui ont été largement rediffusées cet été 2016, par les pouvoirs publics : hydratation conséquente, ne pas ou peu sortir en évitant les heures les plus chaudes, aller vers des lieux climatisés : pièce collective, cinéma, grandes surfaces, etc.

Ces mesures sont salutaires en effet.... Mais seront-elles soutenables si ces températures élevées deviennent la nouvelle norme ? Si elles durent plus qu'une ou 2 semaines d'affilé ? Et surtout, peuvent- elles être garanties à chacun-e ? Indépendamment de ses revenus, de son activité, de son lieu de vie… ? La réponse est évidemment : NON !

Pourtant, nous savons bien que les méthodes de construction peuvent éviter de recourir à la climatisation, consommatrice d'énergie et productrice de chaleur. Avons-nous rendu obligatoire ou au moins incité à intégrer dans tout projet de construction le choix de matériaux isolants thermiques, de l'orientation par rapport au soleil… et de tous facteurs favorables à la protection passive contre la chaleur ?

Outre le logement, la façon de se nourrir, de cultiver, de sélectionner les graines à semer… autant de nouveaux savoir-faire à promouvoir, de nouvelles habitudes à adopter. 

En fait, c'est notre mode de vie qui est à modifier volontairement pour que l'espèce humaine survive. Qu’elle s'adapte à vivre avec les conséquences du réchauffement climatique, alors que notre physiologie a une marge d'acceptabilité à la chaleur beaucoup moins développée qu'au froid. De plus, les solutions technologiques de lutte contre le froid sont moins agressives pour notre environnement que les quelques moyens actuels de lutte contre les chaleurs extrêmes.

Pouvons nous espérer que parmi les bonnes résolutions de la rentrée, il y ait pour chacun de nous, celle d'économiser l'eau et l'énergie, de préserver la qualité de l'air et de l'eau?

Tous ces « biens » naturels s'épuisent du fait de notre insatiabilité et une grande partie d'entre eux sont pollués par nombre de nos activités professionnelles et domestiques.

L'important c'est d'anticiper... Il n'est jamais trop tard, mais, le plus tôt sera mieux !        

 Les spécialistes abasourdis !

Preuve du caractère alarmant de ces données, en février dernier, Gavin Schmidt, climatologue qui dirige l'Institut Goddard d'études spatiales de la NASA, s'est senti obligé de les commenter : "D'habitude, je ne commente pas les résultats pour un seul mois mais le dernier était extraordinaire", a-t-il affirmé sur twitter.
 

En mai 2016, le climatologue Ed Hawkins, chercheur à l'université de Reading a publié avant l'été 2016 une spectaculaire animation montrant l'évolution des températures mois après mois depuis le début des mesures.

 

Le 10 septembre 2016

Difficile d’échapper à la rentrée !
Les moissons d’antan ont fait place aux nécessaires congés d’été… très appréciés par les travailleurs (dont font partie les élèves) pour se ressourcer, ils sont également nécessaires à l’économie du tourisme.

Après deux mois de silence relatif, Esperanza21 saisit l’opportunité du rite de ‘’la rentrée’’ avec un florilège placé sous un titre emprunté à Jacques Attali :

L’important, c’est de gagner !

Gagner la médaille d’or  !
« Alors que tous les pédagogues du monde répètent aujourd’hui, sur tous les tons, que rien n’est pire que le classement et qu’il faut apprendre aux enfants à être eux-mêmes sans se comparer aux autres, tout, dans notre société, nous rappelle sans cesse l’importance croissante qu’en réalité nous attachons à la hiérarchie des notes et aux rangs de chacun.

Les Jeux olympiques en apportent une démonstration éclatante. Et plus encore ceux de Rio que les éditions précédentes. Il est loin, le temps où le baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Olympiades, pouvait dire, selon la légende en tout cas, que « l’important, c’est de participer »**. Il est même loin, le temps où un pays était heureux d’accumuler des médailles, quel qu’en soit le métal. Les jeux de Rio apportent en effet une nouveauté qui n’est pas anecdotique : on ne s’intéresse plus qu’aux vainqueurs. C’est médaille d’or, ou rien…

Cette fascination pour les seuls vainqueurs est l’un de ces signaux faibles qu’il nous faut prendre au sérieux parce qu’ils nous disent beaucoup sur notre temps. » Jacques Attali http://www.attali.com/actualite/blog/sociologie/limportant-cest-de-gagner

En effet, pour le moins, il est convenu de citer le nombre de médailles obtenues par les athlètes de chaque pays. A Rio, avant les épreuves paralympiques, 2488 médailles ont été attribuées (812 en or, autant en argent, 864 en bronze).

Sans interroger l’exploitation médiatique des sports, ne serait-il pas opportun de mettre en avant d’autres statistiques ? Hélas, il n’est pas facile de les trouver !
Combien d’athlètes ? Quelle proportion hommes/femmes ?  Quelle répartition en âge… Combien d’accompagnateurs ? Quels métiers ? Quel budget général ?

Sous le drapeau français, 521 athlètes auraient participé dont 126 paralympiques. Combien de personnes pour la délégation ?
Combien d’argent investi par chaque pays pour leur seule délégation à Rio ?

En revanche, les médias et Internet informent largement sur le ‘’marché’’ des médailles, très fluctuant en fonction des conditions de leur vente : http://www.bilan.ch/argent-finances-plus-de-redaction/combien-coutent-me...
Rassurez-vous, il reste de la marge pour rejoindre le foot !!!

** L’Olympisme : « une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels » (article 2).

Gagner Mars !
Une aventure technologique, un zeste scientifique, qui fait beaucoup rêver… ingénieurs et industriels. Hélas, la vie sur Terre les intéresse beaucoup moins ! Il reste tant à explorer…
Laisser de l’espace et du temps aux biodiversités ne mobilise pas autant d’attention et de moyens ! Pourtant, il s’agit d’enjeux très concrètement liés à notre avenir, celui de nos enfants. https://www.youtube.com/watch?v=vi39Z0i0G1s

Il est vrai que les industries des armements et de la guerre ont moins à y gagner !!! Du moins dans le court terme…
 

Gagner plus en pillant les ressources de la planète !

Point n’est besoin de développer le sujet, nombre d’associations se mobilisent pour dénoncer abus et méfaits. Citons Scène de crime sous-marine  « Le corail n'est pas mort tout seul, il a été tué. » http://350.org/fr/exxon/?akid=15688.2556710.7YQCE0&rd=1&t=4&utm_medium=e...

Des ‘’crimes environnementaux’’, la formule est exacte car il y a mort d’espèces et mort d’hommes !  Le terme de ‘’terrorisme environnemental’’ apparait même lorsque pollutions ou destructions sont intentionnelles.
Quel terme employer pour les morts quotidiennes de faim, de soif ou de pollutions multiples ?

Le Jour du dépassement : estimé par l'ONG Global Footprint Network, en 2016, il a été atteint le lundi 8 août. A cette date, l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre pouvait produire en un an et puise désormais dans ses réserves augmentant la dette écologique.
http://www.maxisciences.com/jour-du-depassement/jour-du-depassement-l-03...
La date a commencé à régresser drastiquement dans les années 2000, pour arriver en octobre, septembre puis août. Bien sûr, ce n'est qu'une estimation. Mais le sens de sa progression d'année en année est incontestable.
L'important est de cesser de procrastiner, de remettre aux lendemains… il est grand temps d'agir !

Gagner la présidentielle !
Voilà qui va mobiliser les médias durant les semaines et les mois prochains…
Des enjeux citoyens transformés en ‘’combats’’ exacerbés pour vendre papiers et audiences…
Les belles promesses et les beaux mots -pimentés ou assassins parfois- enroberont des intentions quelques fois mesquines. Souvent cachées !

Mais, qu’en sera-t-il des programmes ? Comment seront-ils présentés, débattus, analysés ?
 Et pourtant, ils influeront nos avenirs. C’est pour eux que nous devrions voter…
Esperanza21 reviendra sur la rhétorique des discours faussement démocratiques et humanitaires.

Faire gagner nos enfants ?
Voilà que les éducations, un enjeu politique majeur, deviennent directement enjeux de luttes politiciennes ! Les objectifs, comme les budgets, sont si importants !
Pour accaparer tel ou tel créneau, les initiatives fleurissent… Nous ne les citerons pas !

La canicule ? Rien à gagner !
Nous connaissons des mesures salutaires, mais seront-elles soutenables si ces températures élevées deviennent la nouvelle norme ? La réponse est évidemment : NON !
L'important c'est d'anticiper... Un jour, il sera trop tard, il est donc évident que le plus tôt sera le mieux !
Esperanza21 en reparle très bientôt…

Gagner avec l’humanitaire ?
Esperanza 21 continue à participer aux rencontres liées aux sujets qui représentent des enjeux pour l’avenir de l’humanité. Elle témoignera rapidement du Forum des Convergences : Zéro Exclusion, Zéro pauvreté, Zéro carbone…
Comme il y a beaucoup à gagner, il y a beaucoup d’idées et de belles paroles !!!

Pour gagner vraiment, gagner en humanité, il faut changer :
changer de perspectives, d’objectifs, de méthodes et de comportements…
Mais, il ne suffit pas de changer, il faut savoir quel monde est souhaitable pour le plus grand nombre ! Seule une démarche ouverte à tous pourra en garantir les valeurs et leur concrétisation.

 

Le 18 juillet 2016 : 

Argumentation & éducation scientifique

Suite à notre précédent éditorial, Argumentation & citoyenneté, s’appuyant sur l’article de Marie Gaussel ‘’Développer l’esprit critique par l’argumentation : de l’élève au citoyen’’**, Esperanza 21 souhaite prolonger la réflexion par un focus  sur la pédagogie appliquée à la construction d’une culture scientifique.

Apprendre à exercer son esprit critique est également apprendre à documenter son propos, ce qui prépare au rôle de citoyen.

Notre propos se situe dans le cadre très ouvert de ‘’l’école de la vie’’.

Dans ce vaste espace-temps, nous pouvons  repérer des étapes dans la construction progressive des compétences nécessaires pour savoir argumenter.
Ces étapes soit se succèdent, plus particulièrement dans l’enfance, soit peuvent cohabiter et être utilisées par la même personne, même adulte, en fonction des situations sollicitant la capacité à argumenter.

La première de ces étapes  est incontestablement 100 % affective : « parce que j’aime ou n’aime pas ». Ce positionnement est le degré zéro de l’argumentation : son domaine de validité est restreint à son auteur. Les autres n’ont pas d’autre choix que d’être pareils ou opposés, ce qui se confond souvent avec  ’’être pour ou contre’’… sans la moindre discussion possible. Bien des situations liées à la  croyance (superstition, religion, idéologie …)
« Un argument se discute, une superstition ne se discute pas.» Amin Maalouf / Le périple de Baldassare, Livre de poche

Une étape suivante consiste à ‘’constater’’. Elle s’émancipe de l’affectivité. 
Ce n’est pas parce que «j’aime ou pas, je veux ou pas, cela me plait ou pas … c’est comme ça, c’est juste un fait ! ». C’est pour l’enfant une étape importante qui le bouscule: il ne serait donc pas le centre du monde ?
Cette question le met en quête de trouver un autre sens aux évènements qui l’entourent, un sens autre que ses seuls besoins, désirs, plaisirs, intérêts.

Une porte s’ouvre alors vers la communication qui amplifiera la découverte que les besoins, désirs, plaisirs intérêts des autres peuvent être différents, voire opposés ou concurrents des siens. C’est une porte qui s’ouvre vers et avec les autres.

Si tout se passe bien, si l’enfant est suffisamment sécurisé affectivement par son entourage, alors il affrontera avec curiosité ces « autres », cet « Autre ».

Il découvrira sa liberté de choix, qu’il cherche paradoxalement à restreindre chez autrui. Pour cela il cherchera à convaincre, donc argumenter… Il en viendra même à accepter d’entendre les arguments de l’autre au risque de conclure qu’il a avantage à modifier sa propre  pensée, antérieure à cette confrontation.

Ce rapide survol du cheminement vers la capacité à argumenter montre que devenir citoyen est bien une question d’éducation. L’Ecole doit y contribuer, mais nous sommes tous à la fois éducateurs potentiels et apprenants permanents.

 

La vie quotidienne nous apporte diverses occasions que nous sommes plus ou moins disposés à saisir, selon l’humeur, l’enjeu…
A propos de cuisine, de bricolage, de la lecture d’un livre, en préparant un voyage, en parlant… nous sommes amenés, souvent à la manière de Mr Jourdain, à argumenter.

Si argumenter signifie présenter une preuve ou des éléments probants, ou encore des raisons qui appuient une affirmation, qui concourent à la justifier… alors, le lien avec le raisonnement, la démarche scientifique s’impose… et l’Ecole n’est pas la seule à en être le théâtre.

La moindre panne d’un moteur de  voiture ou d’un appareil électroménager requiert une ‘’attitude objective et rationnelle’’. Par exemple: lister les facteurs intervenant dans le bon fonctionnement et les tester séparément, un par un ; noter les corrélations entre la manifestation de la panne et un autre évènement.
Voilà deux manières de tenter d’obtenir une preuve quant à la cause précise de la panne. Elles visent à diagnostiquer, analyser.

D’autres situations peuvent nécessiter de mesurer, de comparer, de modéliser ou de reproduire…
Le plus souvent, nous sommes amenés aussi à nous documenter.

Ces divers moyens nous permettent de construire un ou plusieurs arguments, qui peuvent n’être encore que des hypothèses, qu’il nous faut  communiquer. C’est le rôle du discours argumentatif.

On reconnaitra la plupart des principes d’une démarche scientifique et de la pensée philosophique.

Toutes deux contribuent, pour chacun, à mieux connaitre les autres, mieux comprendre le monde. De ce fait, mieux se situer dans ses environnements humains et écologiques.

Dans le cadre d’un débat citoyen, chaque locuteur prend la parole pour exprimer son point vue. Il est attendu de lui qu’il énonce ses arguments, mais qu’il sache aussi écouter ceux des autres. Le débat s’installe entre les arguments, et non plus entre les personnes qui les portent. Ce qui fait débat, ce sont les idées et non les personnes.

A partir des arguments énoncés, de nouveaux peuvent apparaitre. Leur validité est interrogée, mise en question, mise à l’épreuve. Là encore, ce n’est pas la personne du porteur de l’argument qui est interpelée, mais bien la validité de l’argument lui-même.

Le débat citoyen est un creuset d’une grande richesse, il permet potentiellement à tous ceux qui en acceptent les règles de participer en exprimant ses idées ou en discutant celles des autres. Dans ce cadre, le conflit est à valoriser. Il pousse les tenants des affirmations ou propositions contraires à approfondir toujours plus  leurs analyses, aidés en cela par les arguments de leurs contradicteurs. S’y ajoutent les approches souvent différentes de ceux qui entrent avec un «regard neuf» dans un débat qui n’était pas à priori le leur.
Cette richesse est recherchée quand on préconise ‘’l’intelligence collective’’.

Ne perdons pas de vue que ce type de débat, s’il permet d’élargir le champ des contributeurs et des arguments, doit aboutir à des ‘’choix éclairés’’, c’est à dire des choix étayés, dont les critères sont énoncés et dont les effets sont anticipés en fonction des données disponibles.

Il est urgent, en société, que nous procédions ainsi et que nous exigions que les décisions importantes soient prises à l’issue d’un tel processus. La clarification des critères de toute décision et l’anticipation de ses effets probables seront la garantie d’une démocratie réelle et d’une citoyenneté responsable.
L’espèce humaine porterait enfin à juste titre son double qualificatif de « sapiens sapiens », savant et sage!

 

 

Le 20 juin 2016 : Argumentation & citoyenneté

Esperanza 21 se réjouit de constater que l’école s’intéresse de plus en plus aux « pratiques argumentatives ». Leur lien avec la naissance et le développement de l’esprit critique est quasi unanimement reconnu. Il en découle qu’apprendre à exercer son esprit critique prépare l’élève à son rôle de citoyen.

Ainsi, Marie Gaussel, chargée d’étude et de recherche à l’Institut français de l’Éducation (IFÉ), développe une analyse fort intéressante ‘’Développer l’esprit critique par l’argumentation : de l’élève au citoyen’’.
Nous reprenons ci-après les idées forces de ce Dossier n° 108 de l’IFÉ (Février 2016), que nous avons publié à http://www.esperanza21.org/cultures

C’est une mission de l’école que  de permettre à chacun d’accéder à la capacité de juger par soi-même, tout en ayant conscience de son appartenance à une même société, de ses pouvoirs et devoirs citoyens, de chercher à améliorer la vie de tous, en partageant les valeurs humanistes de respect, de solidarité  et de responsabilité.

Cela passe par la construction de la  pensée réflexive et de l’esprit critique dans les débats qui peuvent être suscités dans la quasi-totalité des situations et apprentissages scolaires. Nécessitant des dispositifs pédagogiques appropriés, cette compétence professionnelle doit être acquise ou développée par  la formation des professeurs.

 

Que veut dire « argumenter » ?

Argumenter ne peut pas être réduit à chercher à  convaincre.
C’est communiquer, mettre en débat sa propre opinion en donnant les critères et éléments susceptibles de la fonder. C’est aussi entendre et discuter l’opinion d’autrui. Ce  discours spécifique est en interaction avec la pensée réflexive. Tous deux se développent en synergie.

En visant à modifier les opinions des autres, l’argumentation permet de mettre les siennes à l’épreuve. Argumenter c’est autant agir sur l’opinion des autres que sur la sienne. Elle permet à  l’opinion de gagner en objectivité jusqu’à devenir connaissance.

C’est pourquoi  on s’entend à reconnaitre qu’argumenter, échanger des arguments,  est vital en démocratie.
L’argumentation devient alors un moyen de réguler la vie démocratique en cherchant des solutions élaborées et plausibles.
Certes argumenter a pour objet de convaincre l’autre, mais celui-ci doit rester libre de choisir d’adhérer ou non au raisonnement, donc  l’orateur doit n’utiliser que des techniques éthiques, à minima non coercitives.
A ces conditions, il s’établit un climat de confiance entre les interlocuteurs, rendant crédible celui qui prend la parole, priorisant le raisonnement logique, pourtant non dénué d’émotion de part et d’autre.

 

Apprendre à argumenter à l’école ?

Le programme du nouvel ‘’enseignement moral et civique’’ met en œuvre des principes :

  • penser et agir par soi-même et avec les autres ; pouvoir argumenter ses positions et ses choix (principe d’autonomie);
  • comprendre le bien-fondé des normes et des règles régissant les comportements individuels et collectifs, les respecter et agir conformément à elles (principe de discipline);
  • reconnaître le pluralisme des opinions, des convictions, des croyances et des modes de vie (principe de la coexistence des libertés).

« Il s’agit d’un enseignement de la règle et du droit, qui porte sur l’apprentissage progressif des normes de la vie démocratique, sur la formation du jugement moral conçu comme jugement raisonné, dialogique et critique, ou encore sur la compréhension du principe de l’égale considération des personnes » (Pierre Kahn, 2015).

 

Quelles formes peut prendre cet apprentissage ?

En premier, très concrètement, les élèves peuvent être sollicités pour mieux organiser leur vie collective au sein de l’établissement.
Des expériences pédagogiques dès les écoles maternelles et primaires, se développent en France depuis plusieurs années sous la forme de débats argumentés, « débats citoyens », discussions à visées démocratique et philosophique. C’est une approche pertinente pour encourager les jeunes élèves à confronter leurs idées et à adopter une distance critique face à des éléments de leur vie sociale, familiale, culturelle et citoyenne.

Cette approche mobilise souvent la lecture, la documentation, le questionnement et la discussion ou le dialogue.

Mais l’élément le plus important du dispositif est la mise en place d’une communauté de recherche qui favorise l’échange des idées et les interactions sociales. On considère que cette pédagogie initie l’élève à la pensée logique, lui fournissant des outils pour comprendre, examiner et juger plus objectivement.

Ce dispositif pédagogique a été précédé par nombre de méthodes actives qui placent l’élève au centre des processus d’apprentissages.
Voici plus de trente années, la « pédagogie d’éveil» a elle-même donné naissance à des démarches constructivistes, comme la démarche scientifique alliant créativité et rigueur. Peu à peu, l’enseignant « transmetteur de savoirs » a fait place au professeur accompagnant l’élève qui remanie ses opinions ou représentations, éminemment subjectives, vers des connaissances de plus en plus objectivées.

Le rôle de l’enseignant pédagogue n’est plus de transmettre les savoirs, mais de stimuler la pensée des élèves de façon à les amener vers la conceptualisation par transformation, catégorisation et reformulation à partir d’une pratique régulière de débats, traversant, autant que possible, les frontières des disciplines.

Ce type de débat, qui doit être régulé, est considéré comme une discussion sur une question controversée entre plusieurs élèves qui essayent de modifier les opinions ou les attitudes des uns et des autres, dans l’objectif idéalement de trouver une position commune, étayée par des arguments raisonnés. « Dans cette optique, le travail scolaire du débat régulé porte sur les modes de mise en jeu de sa propre position sous la forme d’un développement d’arguments et d’énoncés, sur la possibilité pour chacun d’intervenir librement; sur le respect de la parole des autres et sur son intégration  dans son propre discours » (Gagnon, 2010).

La pratique du débat fait appel à des capacités linguistiques (reformulation, concession, réfutation, intégration), cognitives (stratégies argumentatives, pensée critique, prise de position) et sociales (analyse du contexte de production et de réception du discours).

Le thème choisi se rapproche de ceux des débats actuels et des enjeux réels pour la société, ils se basent sur les capacités d’étonnement, d’interrogation et de doute des élèves.
Le questionnement (sur le monde physique, sur le monde social, sur soi et les autres)  amorce le processus de la pensée. « Le travail de l’élève à travers le questionnement, consiste donc à apprendre, à analyser, à essayer de comprendre et de mettre à jour les contradictions qui sont à l’œuvre dans une affirmation, ou une proposition » (Cazenave, 2008).

Mais il s’agit bien du questionnement de l’élève, de celui qui apprend. Et non plus du questionnement de ‘’l’enseignant’’ qui connait déjà la réponse, une réponse, et simule de ne pas savoir!

 Outre l’enjeu de construction de savoirs disciplinaires, il s’agit aussi d’éducation à la citoyenneté autour de deux approches complémentaires :

  • l’apprentissage du respect de soi et des autres, des responsabilités, de l’écoute et de la prise de parole
  • l’apprentissage dans des situations d’échange, de coopération et des principes démocratiques sur lesquels sont fondées les valeurs de la République.

Autant de compétences que le pédagogue devra veiller à consolider dans la durée, en lien avec le plus grand nombre de  disciplines et  de situations variées, pour favoriser l’apprentissage de compétences transversales et opérationnelles.

Ainsi, l’Ecole peut et doit  être celle de la citoyenneté, mais cela nécessite une autre conception de l’élève, acteur de ses apprentissages, et du professeur pédagogue, bâtisseur de situations pertinentes à cet effet. Accompagnateur vigilant de l’élève qui apprend.

Cela ne se fera pas sans une formation professionnelle clairement orientée dans le même sens, continue et participative.
 

 

Le 3 juin 2016 : Catastrophe "naturelle" ?

Elle a bon dos, la Nature !

Chacun sait bien que les aménagements humains ne prennent pas toujours en compte ce que nous savons des risques probables… Mais, l’urgence du moment, des intérêts trop souvent privés, nombre de déraisons… font que certains projets sont réalisés en dépit de l’intérêt collectif et des règles élémentaires de prudence !

L’école de l’eau est trop «écolo» ! Le «ciel» trop imprévisible ! Changer nos comportements peu attendre ! C’est la faute des autres ! Foin des rabats joie ! Les assurances paieront ! Demain sera meilleur... Etc.

Mais, que diront nos enfants, en fin de ce siècle, lorsque le niveau de l’océan aura monté ?
Les prévisions actuelles s’établissent autour de 2 mètres au moins…
Que diront-ils lorsque des villes entières seront les pieds dans l’eau et que des millions de personnes devront prendre le chemin de l’exode ?
Diront-ils que c’est « une catastrophe naturelle » ? Qu’elle n’était pas prévisible ?
S’en remettront-ils au ciel ? Ou bien accuseront-ils l’imprévoyance de leurs ainés ?

Quand et comment seront pris en compte nos savoirs établis collectivement ?
Ils nous permettent d’envisager des scénarios du futur. Des scénarios de la raison… Espérer encore !

Car, la nature avance avec ses propres dynamiques, et nos environnements construits, modelés, voire chamboulés… restent soumis à ses forces !
Des forces naturelles et des responsabilités humaines… ou inhumaines.

 

 

Le vendredi 22 avril 2016, au siège des Nations Unies de New-York, les chefs ou représentants de 175 Etats se sont réunis pour signer l’accord COP 21 de Paris.

Esperanza21 compte sur Elles et Eux pour que cette confirmation de promesses soit rétifiée officiellement d'ici un an. En effet, pour être adopté, "l'accord de Paris 2015" devra être ratifié par au moins 55 pays représentant au minimum 55% des émissions de gaz à effet de serre.

Quel sera l’effet de promesses qui ne sont pas contraignantes ?

Pour l’instant, la tendance dégagée à Paris entrainerait un réchauffement moyen de + 3° C.
Alors que de nombreuses régions souffrent déjà, c’est beaucoup trop disent les experts.

 

Le 10 avril 2016

Transition, transitions… Tous ensemble, soyons les jardiniers de l’avenir !

Beaucoup en parlent, au singulier ou au pluriel: transition(s) énergétique, écologique, citoyenne …
«Changer de système…» Beaucoup d’espoirs, de grands souhaits…Mais si on sait (et encore pas vraiment !) d’où on part, on ne sait pas très bien où on souhaite aller. Et encore moins comment y arriver…

Pourtant, nous savons au moins ce dont nous ne voulons plus :
- un monde où les inégalités entre les humains sont insupportables et ne cessent de s'aggraver.
- un monde où l’Homme utilise la biosphère et la planète entière de façon irresponsable : surexploitations, surconsommations, destructions…
- un monde de conflits, de violences, d’agressions...

Nous rêvons d'un «monde meilleur» qui aurait pour projet partagé de réduire sans cesse les inégalités, d'inventer une consommation responsable et respectueuse des biens communs, en pensant non seulement à la qualité de vie des êtres humains d’aujourd’hui , mais tout autant à celle des générations futures…
Et pas seulement pour l’espèce humaine, mais pour l’ensemble des espèces actuelles, macroscopiques et microscopiques, ainsi que pour celles qui apparaitront dans les temps futurs.

Nous rêvons d’un « monde meilleur » qui éviterait de manière drastique pollutions et violences, laissant toute sa place à l’épanouissement de la diversité du vivant…

La concrétisation de ce qui n’est encore qu’une idée du monde de demain nécessite donc une transition entre nos modes de vie actuels et ceux qui seront appelés à les remplacer. Cette transition est voulue non violente, issue de la réflexion citoyenne. De nombreux mouvements, ainsi que des institutions ont entamé cette réflexion et s’organisent pour rassembler des propositions éparses, les discuter et les construire ensemble. De nombreux projets et réalisations sont en cours. C’est assurément une première étape de «transition».
Beaucoup pensent que celle-ci va se faire en marchant. D’ailleurs, comment l’anticiper ou la planifier d’avance ?

Si nous ne savons pas vraiment de quoi « la transition » sera faite, ni combien de temps elle prendra, nous pouvons d'ores et déjà identifier quelques domaines sur lesquels elle portera.

La transition appelle de notre part une évolution culturelle : imaginer et mettre en oeuvre de nouvelles relations au sein des sociétés humaines, mais aussi avec l’ensemble du Vivant et la planète elle-même. Elle sera le fruit d’une nouvelle valorisation de la qualité de vie, et tout spécifiquement de la santé: bonne santé des individus, des populations, des écosystèmes, de la biosphère dans son ensemble, comme la définit dorénavant l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Cette synergie est rompue aujourd’hui!

Cette définition met en évidence qu’être en « bonne santé » est bien plus que « ne pas être malade ».
La Santé est une question d’équilibre entre les dimensions individuelles, collectives et environnementales. C’est l’objectif premier! Il n’y a pas que l’individu qui puisse «aller mal» : biodiversités appauvries; air, eau et sols pollués; rivières et océans-poubelles; forêts massacrées; espèces condamnées; territoires et cultures colonisées…

Il ne s'agit pas seulement de dégâts collatéraux dus à nos modes de vie et notamment à notre système de production, il s'agit aussi d'atteintes graves aux droits universels et indivisibles dont nous nous sommes pourtant dotés législativement.
La course aux profits générés par l’économie capitaliste dérégulée a montré qu’elle n’est pas en mesure de gérer sagement et équitablement les potentialités de notre planète, considérées comme des «ressources» à disposition du pouvoir inhumain de quelques-uns.

« Les Hommes naissent libres et égaux en droits», le premier des droits fondamentaux est bafoué sur les plans sociaux et économiques avec l’aggravation des inégalités. Le droit à la santé requiert aussi, et entre autres, des environnements sains donc une bonne qualité de l'eau, de l'air et de la nourriture, ainsi que des sols vivaces et une riche biodiversité, alors que leurs appauvrissements sont actuellement alarmants.

Esperanza 21 est convaincue que les vrais progrès d'avenir sont d’ordre culturel...
Ce ne sont pas les plus faciles, ni les plus rapides à réaliser. Ils exigent une information factuelle, argumentée et transparente. Ils dépendent des éducations familiales, collectives, scientifiques, philosophiques et sociétales…
Avec la société civile, les citoyens engagés doivent construire une société civique, éclairée, active et réactive.

Esperanza 21 continuera à prendre part à cet immense effort d'information et d’éducation, magnifique enjeu pour l'humanité toute entière, pour le bien être de tous.
Homo sapiens sapiens (savant et sage) reste un projet, un but à atteindre sans plus tarder …

Ensemble, semons les graines de l’avenir :
> graines d’humilité : Homo sapiens acceptant enfin ses origines, fruit de l’évolution, parmi tant d’autres. Nous sommes donc redevables des biodiversités qui se sont succédées depuis des millions d’années. Notre dette s’effacera si nous cessons de les éroder et si nous préservons les chaines de l’évolution ;

> graines de solidarité: tous différents mais tous humains, nos destins sont liés non seulement à l’ensemble de l’humanité mais également à l’ensemble du Vivant ;

> graines de créativité: nous serons bientôt 9 milliards, cette situation est nouvelle ne s'est jamais produite encore. Elle nous invite à de nouvelles façons de vivre, produire, consommer qui soient équitables dans le temps présent et le demeurent pour les générations à venir ;

> graines de qualités que nous portons déjà, mais qui ont été mises au service d’un modèle capitaliste qui s’est de plus en plus écarté du respect des droits de chacun, jusqu’à les nier ;

> graines d’espoir, car nos savoirs cumulés et partagés sont les pièces d’un immense puzzle que nous devons reconstituer, restructurer dans une nouvelle organisation des valeurs et des priorités.

C’est à ce grand projet qu’Esperanza 21 nous invite… Tous jardiniers de l’avenir !
Il ne suffit pas de le croire, d'en applaudir l’idée…
Debout! Les jardins nous attendent, le printemps est là… Ne le ratons pas!

 

   "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait !" Marc Twain
 

Le 27 mars 2016

Croire ? Savoir ? ou croire savoir ? Du doute à la tolérance…

 

Dans  Savoir et croire : vers une pédagogie de la laïcité ? 

Philippe Meirieu, aborde un sujet d'actualité, délicat. Il le fait à sa façon, toujours aussi directe, émaillée d'arguments concrets, clairement exprimée et plutôt courageuse.

Esperanza 21 a savouré la lecture de ce texte et tient particulièrement à souligner les idées fortes qu'elle partage.
« C'est l'œuvre de toute une vie de tenter de séparer totalement « croire » et « savoir » ! »

L’auteur s'appuie sur une enquête du CNRS et de l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble sous la direction de Sébastian Roché. Il en ressort une emprise du « religieux » sur les jeunes, la prégnance de représentations issues de traditions religieuses et contraires aux principes républicains, la confusion entre le registre de la foi et celui du savoir.

Puis, il cite les recherches actuelles de Jérôme Fatet et Romuald Josserand concernant des mineurs en prison, imprégnés de culture religieuse musulmane pour certains, ou  catholique pour d'autres. Mais ils ont en commun la même  tentation de l'intégrisme si rassurant par ses certitudes et ses effets identitaires.

Ces constats concordants nous alertent tous.
La ministre de l’Éducation nationale réaffirme «L’école doit  rappeler que la laïcité garantit aux jeunes la liberté de croire, ou de ne pas croire, en étant assurés d’être traités de manière égale ».

D'accord, mais comment doit-elle faire ?
Philippe Meirieu décrit le protocole conçu et imaginé par Jérôme Fatet et Romuald Josserand, qui a pour objectif l'apprentissage par leurs élèves, en prison, de la distinction fondatrice entre le « savoir » et le « croire ».

Ils montrent par là même que la démarche scientifique, rigoureuse et différenciée, est à la fois libératrice et constructive pour ces élèves privés de liberté. Et pourtant, ‘’Dieu’’ finit toujours par s'inviter...

Comment permettre à ces jeunes gens d'accéder à la distinction fondamentale entre la pensée scientifique et la pensée religieuse ?
La pensée religieuse relève de la sphère privée, elle propose des réponses aux « Pourquoi ? » et ne nécessite pas, voire ne permet pas, d'être interrogée.

En revanche, toutes les sciences nous amènent à échanger et partager des hypothèses, expérimentations, conclusions, théories en vue de répondre à la question « Comment ? ».

La pensée scientifique engendre des ‘’savoirs’’, certes stabilisés pour un temps, mais toujours provisoires. C'est cela qui permet aux sciences de construire de nouveaux  savoirs et concepts qui peuvent conduire à redéfinir les conditions de validité de savoirs antérieurs. Pourtant, ils auraient pu passer pour définitifs, voire être tenus pour ‘’la vérité’’ !
La démarche scientifique permet d’améliorer la connaissance du réel, grâce à la fécondité du doute : ce que nous savons aujourd’hui au regard des observations et faits connus, sera probablement réinterrogé demain en fonction de nouveaux concepts ou de nouveaux outils.

De même, le sujet qui apprend avance sur un chemin qui le conduit de modèles explicatifs, de représentations mentales basées sur des observations -souvent trop vite généralisées- vers des modèles successivement rectifiés, affinés, précisés... Ces représentations de moins en moins fausses, de plus en plus justes, sont de plus en plus proches de la ‘’réalité’’.

Cela nous demande d’accepter que nos « savoirs » ne sont jamais totalement exempts de croyances … et vice et versa.

C'est l'œuvre de toute une vie de tenter de séparer totalement « croire » et « savoir ». Cette quête est essentielle, mais sans fin.
Elle est nécessaire à la liberté de penser et la meilleure garante de la tolérance des uns envers les autres. Donc de la laïcité.

 

Mardi 8 mars 2016 : Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale
                                                http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3713895_56ded90478555.1ere-se...

Monsieur Christophe Priou, député de Loire Atlantique, interroge le gouvernement sur le projet d’amendement, « précipitamment retiré », qui pourrait permettre de déroger au principe pollueur- payeur.

Madame Barbara Pompili, Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, répond que ‘’le principe pollueur- payeur’’ n’est pas en danger.
Elle annonce un nouveau droit, à voter : « le préjudice écologique » qui imposerait aux pollueurs de « réparer ou compenser des dommages qu’ils ont fait subir à l’environnement ».

Pas un mot pour souligner que polluer est inadmissible!
Ainsi, l’argent permettrait de ‘’réparer’’- ce qui n’est évidemment pas possible !-  ou bien de ‘’compenser’’…
 

Au risque de nous répéter : Polluer n’est pas acceptable ! C’est notre santé qui est en jeu !
Nous avons le droit de vivre dans des écosystèmes sains.
De respirer un air sain, de boire une eau potable, de manger une nourriture saine, équilibrée et suffisante.

En second, aucun quitus ne peut être donné aux pollueurs !
La dynamique d’un écosystème, son équilibre, son histoire ne se réparent pas…

 

Même en cas d’accident, même en dépit des autorisations, alors même que toutes les précautions ont été prises, la remise en état du territoire endommagé doit être la plus complète possible.
 

Quant au délit, il doit être sanctionné par une amende, avec réparation dans la mesure du possible.
Aucune compensation ne peut dédouaner un pollueur !
 

Le gouvernement s’attaquerait au préjudice écologique !

L’inscription du préjudice écologique dans le code civil devait être l’une des avancées majeures du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, qui, après son adoption en première lecture par l’Assemblée nationale, en mars 2015, puis par le Sénat, en janvier 2016, reviendra devant les députés, en deuxième lecture, à partir du 15 mars. Préalablement à cet examen en séance publique, le texte doit être débattu, à compter de mardi 1er mars, en commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

 Le texte issu des travaux du Sénat introduisait dans le code civil le fait que « toute personne qui cause un dommage grave et durable à l’environnement est tenue de le réparer ». Il précisait que cette réparation «s’effectue prioritairement en nature », c’est-à-dire par une restauration aux frais de celui qui l’a dégradé. Ou, si cette remise en état est impossible, par « une compensation financière versée à l’Etat ou à un organisme désigné par lui et affectée (…) à la protection de l’environnement ». (Le Monde du 29 février 2016)

 « Régression incompréhensible »
L
e gouvernement proposerait: « n’est pas réparable, sur le fondement du présent titre, le préjudice résultant d’une atteinte autorisée par les lois, règlements et engagements internationaux de la France ou par un titre délivré pour leur application ».
En clair, au motif qu’ils résulteraient d’activités autorisées, les dégâts causés à l’environnement, par exemple par un accident industriel, n’appelleraient pas de réparation !
Et les responsables des dommages seraient dispensés d’en supporter le coût !!!

Cet amendement n’est pas acceptable ! C’est notre santé qui est en jeu !

En premier, parce que nous avons le droit de vivre dans des écosystèmes sains.
De respirer un air sain, de boire une eau potable, de manger une nourriture saine, équilibrée et suffisante.

En second, aucun quitus ne peut être donné aux pollueurs !
La dynamique d’un écosystème, son équilibre, son histoire ne se réparent pas…
En cas d’accident en dépit des autorisations - c'est-à-dire lorsque toutes les précautions ont été prises - la remise en état du territoire affecté doit être la plus complète possible.
Quant au délit, il doit être sanctionné par une amende.

Aucune compensation financière ne peut dédouaner le pollueur !
Qui sont les victimes ? Qui serait le bénéficiaire de la compensation? Au regard de quels dommages ? Sur quelle durée ?

 

La vie ne se marchande pas !
En effet, la biodiversité d’aujourd’hui est le fruit d’une très longue histoire. Elle est l’expression de nombreuses et lentes  coévolutions.
Aucun homme, aucune entreprise ne peut s’arroger le droit d’y porter atteinte.

La Doctrine ministérielle "Eviter, réduire et compenser" en date du 10 juillet 2012 édicte qu’en premier, il faut éviter toutes nuisances, et à défaut, les réduire drastiquement.
La compensation signe l'échec ou la négligence, volontaire ou non, des deux premières étapes.
 

Toute activité étant génératrice de pollution, elle doit prendre en compte l’intérêt général et se soumettre aux normes collectivement établies. Ce principe n’entrave pas les activités humaines, il impose de les contenir dans des limites socialement acceptables. De manière responsable.

La loi défend l’intérêt commun, elle ne peut préserver les fautifs !
Ou alors, le chaos s’installerait ! Avec tous les débordements prédictibles…


 

Le 25 février 2016 : Le temps est venu de changer…

Après la lecture de l’entretien avec Edgar Morin « Le temps est venu de changer de civilisation», Esperanza 21, confortée par la proximité de ce texte avec sa propre réflexion, tente ici de les faire s'entrecroiser et peut être, se répondre...

Attentats à Paris, chômage toujours élevé… la société est en mauvaise santé.

Pas seulement en France! L'humanité elle même est en crise, une «triple crise planétaire»: crise de civilisation, de société, d'économie. Au lieu de se solidariser, l'humanité se morcelle, la peur de l'étranger s'hypertrophie dans une angoisse planétaire et l'absence d'espérance dans un avenir lui-même incertain.

En occident, cette absence d'espérance à la fois individuelle et collective se développe sur fond de monde marchand, capitaliste, consumériste et ultra technologique. Ce monde là génère une forme de barbarie, celle du chiffre, du toujours plus compétitif, qui a pour corollaire des comportements de plus en plus inhumains, autant dire, barbares...
Tout se passe comme si la progression de nos savoirs et savoir faire, de plus en plus pointus, et de moins en moins transdisciplinaires, nous conduisaient à refuser la complexité de la réalité de notre monde. Comme le rappelle l'étymologie du mot «complexus», dans le monde où nous vivons, tout est tissé, entrelacé, lié.

Cela devrait nous inciter à cultiver fraternité et solidarité, l'humanisme étant la muraille la plus efficace contre la barbarie. Or se découvre, notamment en France, une véritable psychose anti-migrants, alors que dans d'autres pays européens aujourd'hui, et en France même, dans son histoire, des vagues importantes d'immigration ont été accueillies et leur intégration réussie...

Que s'est il passé depuis?
Certaines causes sont inhérentes à l'échec de l'Europe dont le système économique a été pourri par la financiarisation exacerbée, la spéculation éhontée, les multinationales agressives. Ce pourrissement a gagné le social, le culturel et le politique. Au lieu d'aider les citoyens à vaincre leurs peurs, l'Europe passe à leurs yeux pour responsable de l'immigration en ayant affaibli l'indépendance nationale.

Mais d'autres causes nous sont propres: le délitement de nos partis politiques républicains, en l'absence de naissance de nouvelles forces, fait se tourner toute une partie de la population vers le Front national dont la rhétorique populiste séduit. Parmi les jeunes générations, un nombre non négligeable d'entre eux a rejoint les groupes terroristes, probablement par idéal d'une moralisation religieuse extrémiste.

Pourtant, il faut aussi souligner l'émergence, ici et là, d'initiatives conviviales visant à assainir et ré-humaniser les rapports humains, revivifier les responsabilités individuelles et de groupes, réincarner la citoyenneté et ranimer la démocratie collective.
Prometteuses, elles butteront contre un obstacle aussi invisible qu'implacable, fait du conglomérat de nos visions du monde, consensuelles ou pas, mais que nous ne questionnons plus.

Nous devons modifier notre représentation mentale de la planète: sa finitude est incontestable.
Elle remet en cause notre manière de la surexploiter, bien sûr, mais aussi de l'exploiter. En retirer de quoi satisfaire nos besoins vitaux, seulement et juste confortablement.

Nous devons prendre conscience des échelles de temps : celui de la planète et celui des conséquences des activités humaines sur elle.
Nous devons nous émanciper du besoin de "voir pour croire" qui produit de simples croyances et prive de toute curiosité et à fortiori, de regards et de recherche scientifiques à l'égard de ce qui ne se voit pas.

Notre vie est liée à la diversité biologique, à la santé des écosystèmes. Le monde des microorganismes, si peu étudié encore, se limite pour beaucoup aux microorganismes utiles ou nuisibles à notre santé et à notre alimentation.

Un autre obstacle est notre propension à raisonner en " tout ou rien". Est-ce lié à un déficit de cadre scientifique lors de l'élaboration de nouveaux savoirs ? A un défaut d’éducation, d’information, de politique, de démocratie ?
Une "solution" n'en est une qu'en présence de conditions décrites, quantifiées et éprouvées. Or, nous raisonnons en "tout voiture", "tout pétrole"... et quand nous développons une solution alternative, immédiatement, nous la considérons comme "la" solution. Nous la généralisons abusivement, avec nombre d'échecs pourtant prévisibles.
En résumé, nous ne savons penser ni la diversité, ni la complexité...

Il est urgent que nous élaborions une nouvelle façon de penser le passé, le présent et le futur.
Pour cela, les éducations sont convoquées dans leurs diversités, pour offrir une culture de l'ouverture, du dialogue, de la coopération, de la coélaboration...
Elles devront permettre à tous, et tout au long de la vie, d'affronter les problèmes fondamentaux qui se présenteront, assurément différents de ceux que nous avons connus.

La recherche de solutions nouvelles devra absolument respecter les valeurs humanistes inscrites dans notre constitution. Il serait souhaitable que cette dernière, fondée sur la déclaration des droits de l'Homme, et enrichie de la charte de l'environnement, se dote de lois pénales pour que les atteintes à nos biens communs soient susceptibles d'être réprimées, car criminelles.

La recherche de solutions nouvelles devra absolument être le fruit, l’aboutissement de réflexions et de concertations collectives. Nous devons en organiser les modalités démocratiques.

La recherche de solutions nouvelles implique un nouvel horizon d’espoirs, d’objectifs de partage, de solidarité et d’empathie.

Le temps est venu de changer concepts et objectifs pour repenser le monde.
 

Le 25 février 2016

Esperanza21 sème une première "Graine d'espoir", début d'une série qui explorera quelques contradictions, paradoxes, voire indignités...
Autant de défis à relever pour réaliser des développements responsables.
A suivre... et à faire connaître avec générosité.

smiley Merci de diffuser à vos réseaux amicaux smiley
 

Le 22 février 2016,

Nos amis les microorganismes, grands oubliés de la biodiversité !

Chacun sait qu’ils sont les plus nombreux, qu’ils représentent la plus grande diversité, la plus grande biomasse… Qu’ils sont les plus anciennes formes organisées du vivant. Qu’ils se reproduisent très rapidement, au rythme de plusieurs générations par jour, pour certains…

Qui sont-ils ? Quelle place tiennent-ils dans le grand système du Vivant ? Comment évoluent-ils ?
Nous les connaissons si mal !

Et pourtant, ils font notre pain, notre vin, nos fromages…
Ils recyclent nos déchets. Ils sont la vie de nos sols.
Sans eux, pas de digestion !
Grace à eux, nous pouvons assimiler l’oxygène et notre nourriture…
car, ils sont en nous, participant, collaborant au travail de nos cellules.

 

Nous ne leur accordons que l’image négative de « microbes ».
Eh oui, il arrive que certains d’entre eux, pathogènes, altèrent notre santé !
Le plus souvent, lorsque nous avons rompu les équilibres des écosystèmes en les surexploitant, en les détruisant, en les polluant !!!

 

La journée technique « Les sols en ville* », organisée par le lycée Fénelon du paysage et de l’environnement (Vaujours (93 410), a souligné l’importance des microorganismes du sol. Arthropodes, algues, champignons, bactéries… Ils sont des agents essentiels de la fertilité des terres.

Et pourtant, nous aurions souhaité qu’ils soient encore plus au centre des débats.

Les sols en ville, lorsqu’ils ne sont par recouverts, artificialisés, perforés, bétonnés, urbanisés, sont le lieu de trop rares espaces verts, quels qu’ils soient, du pot de fleurs ou parc urbain.

Pas seulement !
Demain, utilisés pour une horticulture de complément ? Espérons-le !
Veillons surtout à ce que l’étalement urbain soit maitrisé pour préserver terres agricoles et forêts. Qu’une agriculture maraichère « urbaine » rende les villes plus autonomes en alimentation de proximité. Que les périmètres de captage d’eau soient préservés par des écosystèmes sains et dynamiques…

Plus qu’une question de paysages, en ville, les sols constituent un réel enjeu de santé.

Enjeu de santé ? Mais qui se préoccupe de la diversité des microorganismes en ville ?
A Paris, ils représentent le poids de plusieurs Tour Eiffel ! Fort heureusement car ils nettoient et recyclent, silencieusement et gracieusement, une bonne part de nos déchets.
Mais, ce ne sont pas les « naturalistes » qui étudient les microorganismes… Ce sont les médecins, les biologistes, les épidémiologues… Et encore si peu !

Dans certaines villes tropicales, l’enjeu est maintenant identifié.
Les épidémies virales sont mises en relation avec les destructions des environnements écologiques : destruction des forêts, systèmes hydrologiques bouleversés, monocultures sous chimiothérapies…

Les monocultures assistées par engrais et pesticides conduisent à des catastrophes dont nous ne pouvons même pas imaginer la gravité potentielle**. Il est temps de rendre vie à nos sols, en nous alliant avec la diversité des microorganismes.

Espérons que les promoteurs de « l’agriculture urbaine (si mal nommée !) », du verdissement des terrasses et des façades, des jardins urbains… prennent les meilleurs conseils auprès d’agronomes responsables !

 

Mais, comment observer et connaitre la vie des microorganismes ? Leurs fonctions dans le métabolisme de la ville ? Comment en mesurer les enjeux ?

Ne pas répondre à ces questions, serait s’exposer à des risques sanitaires majeurs, pourtant prévisibles…

 

* Des comptes-rendus seront prochainement disponibles sur le site www.fenelon.fr
** Cf. deux témoignages de Claude Bourguignon  https://www.youtube.com/watch?v=DVhkQgdCCvg

 

Des sciences au chevet des sols http://www.universcience.tv/video-la-science-au-chevet-des-sols-5951.html
7 min, 2013
Le sol héberge le plus grand réservoir de biodiversité de la planète. Collemboles, micro-arthropodes, bactéries et champignons participent à la dégradation de la matière organique en matière minérale essentielle pour nourrir les plantes. Ce que l'agriculture intensive pratiquée depuis des décennies a ignoré... Le Laboratoire d'analyses microbiologiques des sols de Lydia et Claude Bourguignon, ainsi que le Genosol de l'Inra à Dijon concourent aujourd'hui à une prise de conscience de l'importance des sols et du nécessaire changement des pratiques culturales.

 

  • 29 janvier 2016,

A l'invitation d'amis du Foyer rural de Montmélian (73), nous nous lançons dans une conférence-débat, de deux heures, pour tricoter quelques idées sur les grands enjeux actuels : réchauffement climatique, érosion des biodiversités, inégalités sociales scandaleuses, injustices de tous bords...

Autant de questions de santé, de développements, de sociétés, de droits, de convivialités...
Tant de questions de cultures et d'humanité.
Vastes sujets !         

A l'aurore de nos vies, nous avions besoin de parler... parler encore !
Dire quelques balises fermement ancrées dans l'océan de nos ignorances, quelques îles où reposer nos errances...
Dire ce que des contraintes institutionnelles  étouffent, directement ou non...

 

La pédagogie, métier si mal connu et si mal reconnu, oblige à détricoter et retricoter  savoirs et concepts...
Sa vertu première: l'écoute. Son inspiration: les sciences. Son modèle: la recherche. Son exigence: le questionnement.

Sa bête noire: ‘’La Vérité’’… Ses désespoirs : cloisonnements et enfermements !
Son espoir : la liberté.

Et voilà que quelques rencontres réveillent nos "pensées les plus audacieuses": l'histoire des hominidés à l'Institut d'Anthropologie humaine, l'hommage à l'écologue Robert Barbault, les lectures de Gilles Boeuf, Pascal Picq, Yves Paccalet, Philippe Descola, Jean-Claude Ameisen et quelques autres… qui ont filé la  laine, qui ont organisé mailles et rangs de nos pensées vagabondes. Pensées mises à l'épreuve du quotidien, des voyages, des rencontres humaines, des comportements inhumains...des joies et des peines... des révoltes et de l'espoir, toujours.

Et voilà que s'ouvre l'horizon de la COP21 avec ses multiples colloques et débats : dérèglements et réchauffement du climat, enjeux et défis majeurs qui ne peuvent être pensés et repensés seuls ! L'érosion de nos biodiversités, les injustices insupportables de la pauvreté, de la faim, de la soif, des maladies, des ignorances, des isolements, des guerres...
Autant de questions, autant de défis de santé, d'équité, de solidarités, d'humanité...
Autant de défis pédagogiques…

Apprendre...
Apprendre des autres, apprendre avec les autres, apprendre pour les autres...
Et, apprendre pour soi, ses amis, ses proches...
Penser avec et pour les autres…

Apprendre et penser l'Humanité...
Ce qu'il faut d'utopie !

Ce qu'il faut d'utopies pour espérer, pour espérer un monde meilleur, un monde de liberté, d'équité, de solidarités... Un monde responsable.

Beaucoup pensent que c'est impossible, ensemble ils le feront ! Esperanza21

 

Le 13 janvier 2016 : Sur les épaules de Darwin : La sculpture du vivant

« Mieux vaut tard que jamais ! » Le dicton permettra-t-il d’atténuer le regret de n’avoir pu lire qu’en 2016 cette admirable et fondamentale œuvre de Jean-Claude Ameisen ?

La sculpture du vivant, éditée par Le Seuil en 1999, propose une synthèse lumineuse des recherches qui ont conduit au concept d’apoptose. Un double lien entre vie et mort, entre vivant et environnements.

Dans une écriture agréable et imagée,  JC Ameisen explique très clairement, en analysant en priorité les processus  des niveaux moléculaire et cellulaire, la dialectique entre la vie, l’évolution de la vie et la « nécessaire » autodestruction d’une partie des cellules.

L’évolution du vivant se construit en permanence, à chaque instant, à partir de la mémoire et de l’expression génétiques, des gènes aux protéines, par une double dynamique d’élaboration et de destruction cellulaires. Des  équilibres dynamiques autoprogrammés mais conditionnés par les relations avec leurs environnements.

 

Les environnements, car ils sont fondés sur des relations entre molécules, cellules, organes… entre individus et collectivités. Ils sont également relations à l’ensemble du vivant, donc aux Autres.

C’est une permanente communication systémique, écologique, mais aussi émotionnelle et socioculturelle. Même les bactéries forment sociétés…

 

Voilà qui est fondamental !
Darwin a expliqué le processus de la sélection naturelle, à laquelle participe la sélection sexuelle.
JC Ameisen révèle une autre modalité, un autre niveau de régulation : les communications avec les environnements, dès le niveau moléculaire. Autrement dit, c’est une conjonction de relations, compétitions, coopérations ou associations, qui fait « évolution », qui conduit et oriente l’évolution du vivant.

 

Voilà qui donne à réfléchir sur la prédation qu’Homo sapiens a instaurée avec l’évolution naturelle, sur la destruction en cours des biodiversités.

Voilà qui donne à réfléchir sur notre organisation culturelle, si peu efficace que des théories, des champs de savoirs comme l’évolution, la communication, la systémique… mettent tant de temps à atteindre une large audience, la majorité des citoyens.
A l’instar de la tectonique des plaques (60 ans), de la place de la Terre dans l’univers (combien de siècles ?), de la place de l’Homme dans le vivant (encore à repenser !)…

 

Aujourd’hui, alors que l’urgence est chaque jour plus forte, au point d’en devenir dramatique, comment prenons-nous en compte les enjeux, structurellement liés, du réchauffement climatique, de la destruction des biodiversités, des injustices sociales, du pillage des « ressources » terrestres ?

Nous continuons à regarder ailleurs…
A nous préoccuper de croissance financière, quand ce n’est de la grasse rémunération de quelques actionnaires ou de la tranquillité d’avides spéculateurs !!!

 

Voilà qui remet sur le chantier les questions de nos modes d’information et de nos stratégies d’éducation.
Comment rendre efficient le lien entre la recherche, les connaissances qu’elle génère, et l’accompagnement des apprentissages de nos enfants et de nos jeunes ? Mais également, comment organiser notre coéducation de citoyens ? Comment améliorer nos démocraties ?

 

Jean-Claude Ameisen nous invite in fine à sculpter différemment nos sociétés.
Il nous invite à repenser notre vivre ensemble, entre nous et avec la totalité du vivant.
Merci à lui, d’ouvrir et d’argumenter, avec tant de talent, des voies si essentielles pour aujourd’hui et demain !

 

Dans « Les battements du temps », il dit :

« Apprendre, c’est devenir autre.
Et, à mesure que nous apprenons, tout au long de notre vie, nous devenons autre…

Avant d’être nés à nous-mêmes, nous sommes nés des autres, et nés aux autres.
Et les autres sont une partie de nous…

Peut-être qu’en essayant d’en apprendre plus sur eux, nous en apprenons davantage sur nous que sur eux.

… Cette ignorance féconde a remplacé ce qui apparaissait comme une certitude, comme une évidence qu’il était inutile, voire absurde de questionner…

Mais cette ignorance est une ignorance récente, riche de questionnements, de recherches à venir, et de réponses encore imprévisibles. »

Il cite Ben Okri in Une manière d’être libre : « Lorsque nous aurons appris ce qu’être humain, nous saurons ce que signifie être libre, et nous saurons que la liberté est réellement le commencement de notre avenir commun. »

Bons vents de fin d'année ! smiley
 

Cher Père Noël,
Tes livraisons terminées, pourrais-tu donner un coup de pouce à Esperanza21 ?
Métisse belle et rebelle, blonde crépue, passionnée de cuisines et de cultures du monde.

Recherche compagnes ou compagnons de PAX pour réinventer et ré-enchanter le Monde.
Complicité, voire plus, si affinités solidaires…

Citoyenneté responsable et bonne moralité exigées. 
Espoir des plus  beaux enfants dont le Monde a tant besoin…

 

Son adresse : Contact@esperanza21.org

smiley Bons vents de fin d'année ! smiley
 « Contact@esperanza21.org »

 

Le 18 décembre 2015 Un accord à Paris 2015 ? Oui, mais comment ?

A l'heure des décryptages, plusieurs associations citoyennes se sont déjà exprimées.
Il est difficile de les relayer toutes, cependant, des convergences apparaissent.

En premier, l’accord n’est pas signé. Pas encore !
Les ‘’signatures’’, ‘’approbations’’ ou ‘’acceptations’’ de chacun des 195 Etats, se feront (ou pas) entre le 22 avril 2016 et le 21 avril 2017. A cet égard, il est particulièrement important d’observer le positionnement des USA !

Puisque le texte ne fixe pas de contrainte juridique avec des indicateurs vérifiables accompagnés des modalités d’évaluation et de sanctions éventuelles. S’il devient réellement un « accord international », quel sera son degré de contrainte politique ?

Le ‘’consensus’’ du 12 décembre (au mieux consensus, car il peut rester au stade des ‘’promesses’’…) est perçu comme une avancée importante vers une possibilité de contenir le réchauffement climatique en dessous de +2°C, voire de 1.5 °C, en moyenne et à l’horizon 2 100 (400 ou 350 ppm de CO2 atmosphérique).

Mais, le compte n’y est pas encore car les propositions des Etats (INDC) conduisent pour l’instant à une augmentation de + 3°C. Ce qui est considéré comme un niveau bien trop élevé par les experts du Giec. Des associations parlent de « crime climatique ».

Pour l’Europe, les charges des engagements  communément exprimés doivent encore être réparties entre les pays membres. Des négociations qui ne manqueront pas de piments… et d’enseignements !

 

La notion de « justice climatique » a été largement débattue sans qu’elle soit traduite concrètement dans le texte. Les pays en voie de développement, en particulier ceux de l’hémisphère Sud, ont pourtant revendiqué une reconnaissance forte du fait qu’ils subissent déjà les conséquences des dérèglements climatiques, alors qu’ils ne participent que très peu aux émissions de gaz à effet de serre (GES).
 

A Copenhague, en 2009, une compensation de 100 milliards de $ par an a été décidée, à partir de 2020.
Mais le financement de cette aumône n’est même pas assuré ! Alors que l'extraction des énergies fossiles est subventionnée par 650 milliards de dollards, chaque année ! Le PIB mondial annuel est de l’ordre de 80 000 milliards… (1% = 800 milliards soit la seule capitalisation boursière d’Apple !

Par ailleurs, la Banque mondiale estime le coût du réchauffement climatique à  4 000 milliards de $/an ! Il faudrait en investir seulement 1% (40) pour doper de manière efficace la transition énergétique…

Mais, ceux qui paient les pots cassés, ne sont pas ceux qui pourraient investir ! Et, investir aujourd’hui pour des effets dans 15 ou 20 ans n’a pas sa place dans le système capitaliste.

Quelle seront les attitudes des banques ? Pourtant, le signal est clair en faveur des énergies renouvelables, et contre la combustion du charbon. Il faudrait laisser 80% du stock connu dans le sol, 50% du gaz et du pétrole.

 

A ce propos, il serait souhaitable d’affiner les grilles de lecture des émissions GES, habituellement comptabilisées par pays. Déjà apparaissent des analyses qui prennent en compte la consommation des biens et non seulement leur production. La visibilité des responsabilités en est bouleversée.
Mais, dans un pays, le niveau d’émission est fort différent par personne, par classe sociale ou par entreprise… Les moyennes révèlent mal les réalités lorsqu’elles ne sont pas accompagnées des écarts ! L’association Oxfam propose une analyse éclairante. Savoir qui pollue, devrait permettre de mieux cerner les solutions, voire les alternatives…

 

Les peuples autochtones, très représentés à la COP 21, ajoutent, à juste titre, les conséquences souvent désastreuses de l’exploitation des ressources de leurs territoires. Que ce soit la biodiversité, l’eau, les hydrocarbures, les minéraux ou les terres… Non seulement c’est leur santé qui est menacée, mais également leurs cultures, souvent en dépit des droits de l’Homme et des Conventions nationales !
Qu’en est-il sur le territoire français ? Et en Europe ?

 

Esperanza21 essaie de tisser les relations entre les différents enjeux.
C'est probablement l'acquis principal de cette COP 21 Paris 2015 : le climat doit être mis en lien avec les autres enjeux majeurs, ceux des 17 ODD de l'ONU.

Cependant, il en est un qui n’est pas suffisamment pris en compte : celui des éducations !
Nous pourrions dire de « l’information », depuis la fabrique des connaissances par la recherche jusqu’aux dispositifs d’éducation. En soulignant le rôle majeur que jouent les médias.

A noter que les institutions de recherche françaises ont beaucoup communiqué avant et pendant la COP. Voir notre page « Agir avec Esperanza21 ». Sciences écologiques et anthropologiques se mobilisent et communiquent pour mieux cerner enjeux et problèmes.
 

Pour conclure, observons que toutes les associations s’accordent à dire que les mobilisations citoyennes doivent, non seulement se poursuivre, mais s’intensifier.

L’enjeu est la qualité de notre vie, à commencer par celle de notre santé.

L'enjeu est le « bien vivre » de l'humanité et sa pérennité.

 

Le 13 décembre Un consensus vers des développements responsables ?

Un consensus qui, en fin de journée, hier, 12 décembre 2015, a illuminé de sourires les négociateurs réunis au Bourget.
Ne boudons pas leurs joies !

« Nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un pas en avant ! »

Probablement dans la bonne direction, et c’est très important, mais le chemin est encore très long des « bonnes intentions » à leur concrétisation vers des énergies renouvelables et non fossiles.

Un consensus, car l’accord doit encore être « signé », « adopté » ou « accepté » par chacun des 195 Etats ou gouvernements, entre avril 2016 et avril 2017. Il n'entrera en vigueur qu'après sa ratification par au moins 55 signataires représentant au moins 55 % des émissions totales.

 

Mais, les idées évoluent. C’est assurément l’acquis le plus important de cette COP 21 – Paris 2015.
Greenpeace en dresse un premier bilan en demi-teinte :
http://energie-climat.greenpeace.fr/lavenir-en-demi-teinte?utm_source=ca...

Observons également comment cet «accord historique» sera traduit dans les actes par notre Education nationale. Et les associations mobilisées dans les éducations et l’information citoyennes.

Car, les conceptions (à défaut de concepts !) doivent également évoluer.

Ainsi, il est nécessaire d’interroger la ‘’durabilité du développement’’ et le champ de ‘’l’environnement’’, autant social et humain que ‘’naturel’’. (voir : http://esperanza21.org/concepts).

Esperanza21 propose l’objectif de ‘’développements responsables »**.
En effet, aucun développement n’est universel, ni durable ! Au contraire, tout développement mérite d’être analysé dans son périmètre, ses aspects positifs et ses revers, sa durée, son contexte de réalisation…

Etant confrontés au réchauffement climatique, nous devrions prendre conscience que ce qui était « développement » hier et ici, peut devenir nuisance aujourd’hui et ailleurs ! L’Histoire est faite de développements réussis puis remis en question…

« Responsables » suggère les limites de développements diversifiés et territorialisés, prenant en compte les autres, la vie, la planète, dans une durée négociée. A l’analyse, le qualificatif convient mieux que «soutenable», plus globalisant.

 

Cette COP21, institutionnelle et citoyenne, marquera un virage dans la pensée. Maintenant, il n’est raisonnablement plus possible de parler de réchauffement climatique sans se référer aux autres enjeux : justice, paix, équité, droits, solidarité, tolérance, gouvernance, démocraties, cultures, éducations et… biodiversités, autre enjeu essentiel.

Un consensus qui va se confronter aux puissances de l’argent, de la financiarisation, des profits de quelques-uns !

Et pourtant, pour être plus « responsables », il nous faut repenser les développements au regard de l’équité et de la justice.

 Il en va de la paix sur notre planète. Cela, chacun l’a bien entendu.

** Nota : Pour l’éducateur scientifique, il est stupéfiant de constater comment deux idées, « le développement durable » (au demeurant beau slogan pour marketing !) et « l’environnement » ont enflammé toute la planète en quelques années seulement !

Combien de temps pour la tectonique des plaques, l’évolution, la systémique, l’écologie scientifique… ?
Il y a plus d’un demi siècle, Jakobson analysait le processus de communication, puis Barthes introduisait la sémiologie… et nous continuons de « transférer », « diffuser », « programmer », « remplir » des cerveaux comme autant de cruches tenues pour vides et à transformer en « Têtes bien pleines et têtes bien faites » !

Oui, les processus pédagogiques d’éducation doivent être révisés. En ce domaine également, l’évolution des sciences indiquent des voies prometteuses : transdisciplinarité et prise en compte des expertises citoyennes.

 

Le 9 décembre, un nouveau "brouillon d’accord" mondial sur le climat vient d’être publié.  Tous les choix déterminants sont encore [entre crochets].

Paroles aux associations qui témoignent des débats dans l'enceinte NU.

L'association 4D propose un décryptage du texte servant de base à la discussion, en vue d'un accord.

Réseau Climat ne veut pas d’un accord climaticide !

Aurora (Greenpeace) a investi l'espace des négociation au Bourget.

 

  • Ce 8 décembre, Esperanza21 a assisté à l'assemblée générale qui dresse le bilan des négociations de la journée. Pas de quoi se réjouir !!!

Les représentants des citoyens actifs parlent de "bulle", de "hors sol", d'un autre monde... Ils invitent à la mobilisation...
Plus analyste, Nicolas Hulot souligne que, pour lutter contre le réchauffement climatique, il est nécessaire de traiter de pair  toutes les crises : énergétiques, sociales, économiques...  Et il termine en insistant sur l'importance de restaurer les écosystèmes et les biodiversités. Une argumentation que nous apprécions particulièrement.
Mais, cher Nicolas, n'oubliez pas les éducations qui font les citoyens d'aujourd'hui et demain !

A ce propos, donnons la parole à Benjamin Franklin (1706 - 1790)

Oui, un père fondateur de la Constitution américaine ! Précisons : la constitution des Etats d'Amérique du Nord, parlant anglais... Les fameux USA !

Une fable écrite au début du XVIIIème siècle, alors que les Anglais sont colonisateurs de son pays :
"Un bateau partant de Guinée embarqua un jeune lionceau qui devait être offert à un Américain.
L'animal était apprivoisé et aussi inoffensif qu'un chaton, on ne l'enfermait donc pas et on le laissait se promener sur le vaisseau à sa guise.
Le Capitaine possédaitt un dogue anglais imposant, qui, méprisant la faiblesse du jeune lion, lui dérobait sa nourriture avant de la cacher dans sa niche où il faisait mine de se reposer. Le lionceau, malgré tout, grandissait chaque jour en taille et en force.
Le voyage étant long, vers la fin il était devenu un adversaire à la mesure du dogue. Celui-ci persistait dans ses affronts et recut un coup de patte formidable qui lui arracha la peau des oreilles et le dissuada assez fortement de toute future contestation.
Il regretta alors de n'avoir pas recherché son amitié au lieu de provoquer son hostilité.
"

Benjamin Franklin, écrivain, éditeur, scientifique, inventeur du paratonnerre, homme politique...  est réédité en 2013 par "Le livre de poche" : L'art de choisir sa maitresse.

A qui dédier cette fable ?
Aux USA qui en méritent le retour ? Aux spéculateurs de tout genre ? A tous nos élus négociateurs ?
L'histoire répondra, n'en doutons pas ! :-)

 


 

Le 7 décembre 2015, donnons la parole au Réseau Action Climat : Les ministres doivent trancher entre deux visions du monde.
 

Ce dimanche 6 décembre, espérons que les négociateurs ONU se sont bien reposés...
Esperanza21 était au Village mondial des alternatives, à Montreuil.
Les comptes-rendus vont arriver, mais la semaine prochaine est encore semaine de mobilisation citoyenne...

Hier, invités par Terre des  Hommes, nous étions sur le stand de Coordination SUD, espace Générations, au Bourget 93.

 

Le 5 décembre 2015 Eduquer, est-ce politique ?

Hier, était journée Education, en marge des négociations de la COP21.
Une première après 20 éditions, 20 ans = une génération !!!

Mais, les éducations, comme les cultures ont été les grandes oubliées du DD (comprendre « développement durable ») !!! Petit détail, alors que la dynamique relève de réflexions culturelles…
Mais, ce n’est ni le lieu, ni le temps d’argumenter ce sujet qui prête trop souvent à susceptibilités…

Hélas, je n’ai pu participer qu’à la dernière session du jour « Education, levier de la transition ».
Chaque intervenant a largement fait référence à la nécessité de méthodes citoyennes, démocratiques, participatives, collaboratives, créatives… pour une éducation à l’environnement vers un développement durable. La chanson est connue !
Las, personne n’a jugé utile de définir ni « L’environnement », ni le « DD » !

Fort heureusement, nos ami-es Belges, ont introduit la dimension politique.

Quels sont les objectifs des éducations, de tous les âges, intergénérationnelles, de tous les territoires, durant toutes les vies, dans tous les contextes et par tous les médiateurs ou médias… ?

Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de querelles politiciennes ! mais d'enjeux importants...

Oui, nous devons « changer de paradigme », changer de vision !
L’EDD des années Rio 92 ne répond plus aux défis d’aujourd’hui.

Nous devons organiser une transition rapide car les enjeux sont urgents, urgents et graves.
Pas de panique, mais regardons les défis en face !

Nous savons tous qu’aucun « développement » peut-être « durable ». L’histoire regorge d’exemples…

Ce que nous pouvons considérer comme « bon », ici et maintenant, pour une population donnée… ne l’est probablement pas pour d’autres, ni ne le sera encore demain. Aucune stratégie n’est universelle, ni durable !
Ce n’est pas grave, si nous pouvons changer, parler, négocier, évoluer… avec nos singularités et nos identités. C’est la vie !

Il est donc urgent de changer de « paradigme », de paysage culturel… et éducationnel.
En effet, le défi (quel beau mot !) est bien de nous adapter à des conditions environnementales  dont nous n’avions pas perçu toutes les dimensions.

Tous, nous savons que la trajectoire actuelle n’est plus viable. Nous devons changer de route… peut-être même de direction…

La grande question est « COMMENT » ?

Les co-élaborations, la démocratie participante ouvrent une première voie.

Mais, regardons ce qui se passe du coté des sciences.
Aujourd’hui, les chercheurs du vivant se posent la question de repenser l’articulation entre les deux grands domaines de la vie : l’écologie et l’anthropologie.
Comment mieux travailler en commun,  articuler, fédérer, complémenter, mettre en synergies… ?

Et pendant ce temps, l’éducation formelle, qui voudrait préparer l’avenir, compartimente, sectorise, divise, règlemente à l’excès, impose…

Oui, il est urgent de changer de perspectives éducationnelles.

Il suffirait d’adopter cet objectif pour que les forces de progrès se mobilisent et se fécondent.

 

Le 4 décembre 2015 La faute au changement climatique ?

Retour de "l’Espace Générations  climat ", les sentiments (aujourd’hui, il serait bon de dire « les ressentis » !) sont mitigés.

En premier, une impression de luxe, sous bonne surveillance.
Qui s’en plaindrait, en ces temps d’Etat d’urgence ?
En toute confiance,  après avoir gouté l’eau de mon sac à dos… je suis entré , avec sourires !

Des tonnes de conférences, « side events », proposent autant de réflexions d’intérêt majeur… Laquelle choisir ?
J’ai opté pour une réflexion sur les  peuples "autochtones", "originaires", "indigènes", "premiers"… Chaque adjectif à son poids d'histoire politique !

Ces femmes et ces hommes s’organisent pour revendiquer leurs droits. Ils ont bien raison car elles et ils sont menacés, depuis longtemps déjà…

Mais, où se situe la limite, la rupture, le clivage… entre "autochtones" et non ?

 

Voilà une première question importante :
Les éleveurs fromagers des hautes vallées savoyardes (choix de clocher !) qui vivent en symbioses avec leurs environnements « naturels » ne seraient pas des « peuples autochtones » ? Malgré ou avec la pression des stations de ski ? La pression des mines locales ? Les barrages et les villes installé-es en creux de vallée ?

Nous pourrions ainsi évoquer tous les paysans familiaux qui jardinent (amoureusement) notre planète…

 

La seconde est essentielle : Où se situe la limite ? Voire la frontière ?
Quels sont les critères d’inclusion (il fallait que je place the mot !) ou d’exclusion (politiquement moins correct !) ?

 

Et, il en vient une autre, encore  plus existentielle :
Il est bon de s’exprimer, de dire ses amours et ses malheurs…
Mais, comment, d’une opinion partagée, allons-nous passer à une analyse lucide, puis à une organisation active, efficace ?
Comment rendre perméable la membrane qui sépare les émetteurs d'idées et de d'arguments des programmateurs de décisions et d'actions ? Osmose ou diffusion ? Nos cellules le font en permanance jusqu'à leur mort... De quoi nous inspirer !

A coté, dans la « zone bleue UN», les négociateurs s’expriment, se concertent, s’allient, débattent, mesurent, comptent, analysent… et vont proposer une « synthèse ».
Une synthèse pour tous ! Donc, pour nous… Pour Nous aussi !

La question devient donc : « Comment pouvons-nous nous organiser pour agir ? »

Car, le changement climatique n’est pas responsable de tous les malheurs du monde.
Il est une conséquence d’activités insupportables. Et ce n’est pas « durable » !

Nous devons faire le tri entre les faits et leurs conséquences.

La solution, nous la connaissons tous : « abandonner  l’exploitation des gisements carbonés (progressivement…  le qualificatif aurait-il parenté avec le progrès ?)  et nous réconcilier avec les biodiversités ». Comment le faire ? Comment y parvenir ? Par quels accords ? Avec qui ? Contre qui ? angry

 

Il reste encore une dizaine de jours… de négociations !
smiley Longue vie à vous  smiley

 

 

  • Le 1er décembre, second jour de la COP 21.

L'inspiration n'est pas au rendez-vous... Probablement suite aux débordements Place de la République, à Paris, le dimanche 29 novembre. Ils ne peuvent que susciter de multiples interrogations...

Politis.fr en fait un descriptif assez détaillé et imagé.

A propos d'images, celles du jour d'hier sont affichées sur le site du Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

Le décorum est planté. Espérons que le scénario sera bon !

smiley Bons vents & bonnes négociations smiley

 

Le 29 novembre 2015, nous marchons pour l’avenir… et pour notre santé smiley

Climat : Il change et ce n’est pas nouveau !
Ce qui est nouveau, c’est qu’il change sous l’effet des activités d’une espèce : Homo (pas très) sapiens !

Les scientifiques ont établi un lien direct entre le taux de CO2 dans l’atmosphère et la température globale de la Terre.

 L’élévation de la température, comme la fièvre, se traduit par des évènements extrêmes (cyclones, sécheresses), la fonte des glaciers, l’élévation et l’acidification de l’océan, la mort chez de nombreuses espèces…

Impératif : Maintenir en dessous de 400 ppm le taux de CO2 atmosphérique, soit moins de 2°C d’augmentation de la température globale.

Les + 2°C, en moyenne, sont déjà inévitables !
La question est de savoir à quelle échéance : 2 030 ? ou 2 100 ?

Ce qui n’est rien dans l’histoire de la vie…
Nos enfants le subiront, et nos petits enfants encore plus !

Des équations complexes, mais le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) indique la voie de résolution du problème :
Ne pas extraire 30% des hydrocarbures connus, 50% du gaz, 80% du charbon, car il ne faut plus augmenter le taux de CO2 dans l’atmosphère et dans l’océan.

 

Biodiversités : Plantes, animaux et microorganismes sont sensibles à la température.

Beaucoup d’espèces, ou d’individus, ne résistent pas à son élévation trop rapide et brutale.

Forêts abattues, sols épuisés, océans surpêchés…beaucoup d’écosystèmes sont surexploités.

Les pollutions physiques et chimiques envahissent de vastes territoires…

Nos écosystèmes sont sous pression, partout sur la planète…

Ce sont de grands risques pour nous, notre santé et notre avenir !

 

Impératif : mieux nourrir 10 milliards d’humains…

Esperanza21 affirme qu’il faut absolument préserver le maximum de biodiversités et d’écosystèmes, car ils sont notre histoire et l’essence de notre vie actuelle…
Ils sont garants de notre avenir J

 

Sociétés : En 2 siècles seulement, la population humaine passera de 1 à 9 milliards de personnes, 1850 > 2050 !

Depuis 5 siècles, mais surtout depuis 50 ans, les communications et les échanges ont abouti à une mondialisation qui change profondément le fonctionnement et la survie de nombre de sociétés.

 

Aujourd’hui, 1 milliard de personnes ont faim, à en mourir ! Combien demain ?

Aujourd’hui, 3 milliards de personnes sont mal nourries ! Combien demain ?

Aujourd’hui, 2 milliards de personnes ont de la difficulté pour trouver de l’eau ! Combien demain ?

Aujourd’hui, 2 milliards de personnes souffrent d’extrême pauvreté ! Combien demain ?

Aujourd’hui, combien de personnes meurent prématurément des effets de pollutions ?

Combien de personnes devront quitter leur pays pour continuer à vivre ?

 

Impératif : réduire les inégalités insoutenables, créer des modes de solidarité efficaces.

Vivre dans un monde en paix et en sécurité.

 

Nous devons changer nos modes d’organisation, de production et de consommation…

Cela nécessite une meilleure information et des éducations plus efficientes.

 

Nous pouvons nous ressaisir.

Pour cela, nous avons besoin de la détermination active de nos élus…

Nous sommes en attente de sagesse et raison de la part des dirigeants d’entreprises.

 

Durant toute la COP 21, nous serons mobilisés pour le leur rappeler smiley

 

Le 27 novembre 2015
Ensemble, nous sommes une force immense ! Appel d'Alternatiba
Le Collectif des Associations Citoyennes communique à propos de l'Etat d'urgence.

 

En ce 21 novembre,
Esperanza21 va vers ses 6 mois !

Est-elle vieille comme le monde ?
Ou bien éphémère comme un papillon ?
Son destin appartient à chacune et chacun,
selon son regard, selon son tempo…

 

Esperanza21 est porteuse d’avenir !
Comme une langue,
elle offre le meilleur… au risque du pire !
Elle se décline en langages, poèmes, prose ou slogans…
Elle exprime nos réflexions.
Pour elle, vos avis sont vitaux !

Elle diffuse, développe, entrecroise arguments et convictions,
elle colporte probablement quelques erreurs et mal entendus…
Exprimés, ils peuvent être corrigés !

Sa date de naissance officielle : 25 mai 2015 !
Et la voilà déjà adulte !
Prête à s’exprimer dans les débats de la COP21

Nous, ses parents, en sommes heureux
car les réflexions de cette conférence,
celles qui se nourriront de multiples expériences parallèles…
toutes ces paroles marqueront probablement le cours de notre histoire.

 

Une histoire aujourd’hui attristée,
malmenée par de lâches attaques criminelles !
Une histoire qui ne devrait pas être menacée par un Etat d’urgence…
Une histoire de démocratie que nous défendrons becs et ongles…

Esperanza21 souhaite que tous les enjeux majeurs soient abordés :
Le climat, les biodiversités, les inégalités, les droits…
La santé et la sécurité,
l’alimentation, un air sain, une eau potable,
des menus en quantité suffisante et de bonne qualité,
des écosystèmes dynamiques et variés…
Des éducations modernes, partagées, concrètes…
Une démocratie participative, collaborative, tolérante…

Esperanza21 souhaite porter vos questions et propositions
à propos de ces enjeux, tous liés entre eux.

Tous ces paramètres de notre vie en sociétés
doivent être discutés, organisés, interrogés en permanence

Nous ne pouvons plus subir le dictat de quelques profiteurs !

Nous voulons que cessent les traitements inhumains,
les surexploitations cupides, les gaspillages scandaleux...

Nous, Esperanza21, voulons vivre ensemble, solidairement,
dans des environnements sains et apaisés,
en cultivant les biodiversités dont nous sommes nés,
en partageant nos idées et discutant nos convictions

 

le 16 novembre 2015 Esperanza21 est en deuil !

En deuil des nouvelles victimes innocentes d'un terrorisme barbare, au cœur de Paris ce 13 novembre 2015 !

En deuil, des milliers de personnes qui sont mortes de faim dans le monde, ce même 13 novembre 2015,

En deuil, des milliers de personnes mortes prématurément des conséquences des pollutions,

En deuil, des milliers de personnes mortes de violences issues de conflits territoriaux,

En deuil, des milliers d'espèces victimes quotidiennes de nos activités inhumaines,

En deuil, des milliers d'hectares de forêts détruites, hier ou demain, pour des intérêts particuliers,

En deuil, des milliers d’hectares de fonds sous-marins dévastés pour quelques maigres poissons,

En deuil, de tant de maltraitances subies chaque jour,  hier vendredi 13 novembre 2015, comme ce samedi 14 novembre, comme... chaque jour, toujours !

Esperanza21 est en deuil !

Mais, elle œuvre  pour qu'une nouvelle organisation fasse prospérer nos valeurs de convivialité, de solidarité, de coopération, d'amitié, d'écoute, de fraternité et de liberté.

La COP 21, tous nos représentants élus, toutes les entreprises, nous tous, citoyens du monde...

portons la lourde responsabilité de la réconciliation apaisée de l'Homme avec ses environnements, naturels et sociétaux, en valorisant au mieux la diversité des humains et de leurs cultures.
 

En tolérance des autres, mais sans faiblesse face à toutes les prédations !

En deuil, Esperanza21 reste confiante

et vous remercie de votre solidarité. 16 novembre 2015
 

le 14 novembre 2015, Hier, Esperanza21 mettait en ligne, sur You Tube,

les paroles de convivialité, de solidarité, de coopération, d'amitié,

portées par Roland Gérard lors d'Alternatiba Paris 2015

https://www.youtube.com/watch?v=fyDyE_gARdk

Hier, éclatait à nouveau, en plein Paris, l'horreur de la barbarie.

Esperanza21 est en deuil !

Avec elle, nous serons persévérants dans l'écoute, l'initiative, la fraternité et la liberté.

Avec elle, nous poursuivrons, à notre échelle,

notre objectif de réconciliation apaisée de l'Homme avec ses environnements,

nécessaire et favorable à sa réconciliation avec ses semblables, dans leur diversité.
 

Esperanza21 vous serre dans ses bras

  •  
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  • (12 novembre 2015) Pourquoi le message de l'urgence climatique a tant de mal à passer ?
  • Si les constats de l'ampleur des crises qui affectent nos environnements, nos santés, la biodiversité, l'air, l'eau, les sols, le climat, font de plus en plus consensus dans les sphères de la recherche...
     
  • Si nous sommes désormais de plus en plus nombreux à le savoir...
  • - Pourquoi l'urgence de la transformation de nos comportements a-t-elle tant de difficulté à atteindre un bon nombre de citoyens ? Et aussi beaucoup de nos élus? 
  • - Pourquoi, ceux qui ne se sentent  pas prêts à prendre eux mêmes l'initiative de ces transformations, ne font-ils pas clairement savoir aux dirigeants ce qu'ils attendent d'eux :  des mesures fortes pour se tourner résolument vers des modes de vie plus sobres, plus respectueux de la planète et de toutes les formes de vie qui l'habitent ?
     
  • L'information serait-elle trop catastrophiste? Trop complexe?
  • Ou, au contraire, trop édulcorée  pour la  dédramatiser ?
  • «Arrêt sur image» a posé ces questions et tenté d'y répondre à propos de la thématique du dérèglement  climatique:
  •  http://www.arretsurimages.net/emissions/2015-11-06/Climat-L-ours-blanc-n...
  • Esperanza21 (http://esperanza21.org/obstacles)  a aussi développé une analyse des obstacles à la compréhension de la situation de crise et à la prise de décision, plus particulièrement à propos de l'effondrement de la biodiversité et de ses causes.
  • «Le plus inquiétant, ce n'est pas tant la disparition d'espèces, mais l'effondrement du nombre de spécimens de la plupart des espèces non encore disparues» rappelle inlassablement Gilles Boeuf.
  • Ce rappel a entre autres mérites, celui de souligner que seuls les problèmes bien posés trouvent des solutions adaptées. Or, bien poser un problème est le fruit d'un apprentissage réussi.
  • L'éducation de tous, tout au long de la vie est plus que jamais une nécessité d'actualité flagrante.
  •      Bons vents, Esperanza21
  •  
  • (8 novembre 2015) "La COP21, négociation politique, sera-t-elle scientifique ?"
  • Au lendemain du colloque « Comment penser l’Anthropocène ? » au Collège de France, revient en mémoire le débat organisé lundi dernier, 2 novembre, sur une chaine TV d’information continue : "COP21, politique ou scientifique ?"
  • Les  invités sont présentés comme deux "scientifiques" (dont Jean Jouzel) d'une part, contre 2 "climato-sceptiques" (dont l'un soulignera d'ailleurs, en cours d'émission, qu'il est scientifique).
  • Avec une telle scène (un tel ring ?), il n’est pas étonnant que le débat (le combat ?) finisse dans les invectives et les (petits) gros mots !
  • En effet, une telle présentation, à caractère spectaculaire, amène fatalement à une confrontation idéologique, assez stérile « conviction contre conviction » !
  • Selon Bruno Latour, parler climat avec un climato-sceptique est comparable à parler d’évolution avec un créationniste !
  • Mais, revenons à la question posée : "COP21, politique ou scientifique ?", probablement excellente pour stimuler l’audience !
  •  
  • Au plan citoyen, elle peut inquiéter…
  • La COP21 est en effet une négociation politique, clairement annoncée comme telle par les organisateurs, ONU et Etats participants. Il en sortira des accords ou désaccords ‘’politiques’’.
  • La question est donc : "La COP21, négociation politique, sera-t-elle scientifique ?"
  •  C’est-à-dire, prendra-t-elle suffisamment en compte les données scientifiquement établies ?
  • Nous pourrions l'espérer ! Nous pouvons en douter ! En tous cas,  nous devons l'exiger!
  • C’est le but des mobilisations de nombreux citoyens actifs. (formulation préférable à «société civile » !).
  • Cet épisode désigne, pas très bien, la problématique des relations entre chercheurs d'une part, entre les savoirs scientifiques avérés et les décisions ou orientations politiques d'autre part. 
  • Il  pose également la question de la responsabilité des médias dans les dynamiques culturelles, éducationnelles et politiques…
  • Il ressort clairement du colloque « Comment penser l’Anthropocène ? » que le débat n’est plus scientifique, il y a consensus, mais que l’enjeu est celui de la gouvernance, d’une gouvernance mondiale avec des règles acceptées par tous.
  • Comment les médias, dans leur diversité, en porteront-ils les témoignages ?
  • La COP 21 sera-t-elle présentée comme une joute oratoire ?
  • Comme la confrontation de représentants d’Etats ? de Nations ? de citoyens ?
  • Ou bien, comme la recherche commune, à long terme, d’une organisation, d’un « mieux vivre » en faveur de tous ?
  •  Hélas, la réponse est loin d’être certaine!
  • Essentielle pour l'avenir de la biodiversité, dont l'espèce humaine fait partie, elle pose de façon aigue les questions de la place et du rôle des cultures et des éducations.
  • Bons vents, Esperanza21 le 8 novembre 2015
  •  
  • (1er novembre 2015) "Le livre blanc de la jeunesse" Les enfants ont la parole, sur France Info
  • Un évènement qui devrait être banal... En effet, quoi de plus normal que de demander leur avis à tous ceux qui sont concernés ?
  • Mais dans le contexte de déficits de plus en plus graves et flagrants de notre Démocratie, cela devient un évènement!
  •  
  • Aussi, ne boudons pas notre plaisir: une chaine nationale de radio, France Info, a sollicité des jeunes collégiens de tous les pays pour réaliser  "Le livre blanc de la jeunesse", compilant leurs idées et propositions de solutions pour endiguer le réchauffement climatique.
  • Ils l'apporteront mardi 3 novembre à l'Auditorium de France Inter.
  • Ce livre sera ensuite remis aux organisateurs de la COP 21 pour faire entendre la voix des enfants auprès des dirigeants du monde entier.
  •  
  • Comme pour le reste, cela peut n'être qu'un coup de pub, du "faire semblant", et du" cause toujours, je n'en ai rien à faire"...
  •  
  • Esperanza21, elle, aspire à cette transformation urgente des éducations, afin qu'elles deviennent très vite modernes, partagées, concrètes, à la hauteur des enjeux…
  • Les enfants, adolescents et jeunes adultes, doivent pouvoir être de véritables acteurs de leur vie présente et future. Ils doivent acquérir les outils pour contribuer à réorganiser le monde pour qu'il devienne plus sain et respectueux de l'ensemble de nos environnements, de l’ensemùble du Vivant.
  • ÉCOUTER L’ÉMISSION disponible jusqu'au 05/03/2018
  • http://www.franceinfo.fr/emission/france-info-junior/2015/cop21-les-enfa...
  • Une classe parisienne de CM1 a posé des questions à Pierre Radanne, président de 4D, sur France Info junior
  • Bons vents, Esperanza21 le 1er novembre 2015
  •  
  • Bon jour, (28 octobre 2015)
  • Heureux de vous rencontrer ou de vous retrouver sur votre site "Esperanza21"
  • Alors que la Cop21 approche (J - 33), il nous fallait un moyen
  • de communiquer plus directement et de parler "actualité",
  • en attendant que nous soyons en mesure de mettre en fonction les forums.
  • Merci à Sylvain, notre webmaster dévoué, de nous le permettre.
  • Par exemple, nous vous recommandons le film "La glace et le ciel"
  • qui relate l'aventure scientifique de Claude Lorius et ses partenaires, en Antarctique.
  • Elle a permis de retracer l'évolution du climat depuis plus de 400 000 ans.
  • Et de nous alerter sur les conséquences de activités humaines,
  • productrices de gaz à effet de serre (GES) dont le CO2.
  • Par ailleurs, nous observons avec satisfaction qu'aujourd'hui, dans les conférences ou les débats,
  • la question climatique est quasi toujours accompagnée d'une réflexion sur l'érosion de la biodiversité
  • et l'importance des inégalités sociales.
  • C'est notre objectif principal. Il est loin d'être gagné !
  • Vous pouvez nous écrire à "Contact@esperanza21.org"
  • Bons vents, Esperanza21, le 28 octobre 2015
  •  

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